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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Chris Columbus, #Fantastique
Harry Potter à l'Ecole des sorciers (Harry Potter and the philosopher's stone - Chris Columbus, 2001)

Qui sont ces drôles de personnes qui viennent d’arriver dans Private Drive de Little Whinging (Surrey) ?

Toujours est-il que le vieux barbu arrive à attraper toutes les lumières de la rue ; le chat s’est transformé en vieille femme ; et un motard gigantesque a apporté un bébé.

Cet enfant est Harry Potter, le garçon qui a survécu de sa rencontre avec l’infâme Voldemort, chef sorciers noirs.

 

Cette fin d’année 2001 fut énormément attendue par une partie des cinéphiles du monde entier. Pensez donc, on attendait deux grands films avec une grande impatience : Le Seigneur des Anneaux, premier film de la trilogie de Peter Jackson adaptée du livre de Tolkien ; et les débuts cinématographiques de ce nouveau personnage imaginé et créé par une écrivaine jusqu’alors inconnue (sauf de ses lecteurs), Joanne « J.K. » Rowling.

Et si Peter Jackson a tenu ses promesses et mis sur les rails une trilogie magnifique, on ne peut pas en dire complètement autant du film de Chris Columbus.

 

Attention, je ne dis pas que ce film est un navet. Au contraire, il s’agit d’une adaptation fort honnête d’un univers magique dont tous les enfants (petits et grands) ont un jour rêvé. Mais on aurait pu avoir une adaptation un tantinet moins stricte et surtout moins statique.

Columbus remplit le cahier des charges et nous livre une première aventure conforme, mais tout de même bien bavarde.

A sa décharge, le roman lui-même est une œuvre d’exposition : il met en place les différentes composantes de cet univers parallèle où une partie de l’humanité possède un don étonnant : la magie.

 

Mais ce qui est étonnant, c’est de voir combien ce monde merveilleux rejoint d’une certaine façon les contes de fées et autres mythes et légendes.

Tout d’abord, on trouve des créatures merveilleuses (centaure, licorne, chien à trois têtes…) ainsi que des lieux étranges et même capricieux (les escaliers), et surtout des gens qui agitent des baguettes magiques pour des résultats parfois étonnants (en bien comme en mal).

Par contre, si ce monde est un tantinet féérique, on y trouve des pratiques d’un autre âge : le courrier est apporté par des hiboux (dans certaines histoires, ce sont bien des corbeaux…) ; on écrit à la plume qu’on trempe dans l’encrier et la seule concession moderne de ce monde suranné, c’est une magnifique locomotive à vapeur qui emmène les élèves vers leur école : Hogwarts.

 

On se laisse alors emmener dans ce lieu merveilleux (1), et on découvre les différents personnages principaux, qu’ils soient du côté des bons – Harry (Daniel Radcliffe), Hermione (Emma Watson) et Ron (Rupert Grint) – ou des méchants – Voldemort (Richard Bremmer), Draco Malfoy (Tom Felton) ou encore Snape (le regretté Alan Rickman), quoi que pour ce dernier, les choses ne soient pas aussi claires…

Sans oublier les enseignants et tous les autres personnages qui font de cet univers un lieu magique mais aussi universel, de par ses emprunts multiples et multiculturels.

 

Avec ce premier film – d’une série de 8 – Columbus met en place non seulement un monde nouveau, mais aussi une sorte de structure pour le(s) film(s) suivant(s) comportant un passage obligé chez les Muggles (2) et surtout la famille terrible d’Harry (2) ; enseignement à Hogwarts ; match de Quidditch ; et bien sûr le face-à-face final.

Je le répète, Chris Columbus est un très bon artisan et nous gratifie d’un film honnête. Mais dès le troisième opus, Alfonso Cuarón nous montrera qu’on peut s’appuyer sur cette structure et en faire un film encore plus fabuleux.

Mais bien sûr, ceci est encore une autre histoire…

 

  1. Pas tout le temps, tout de même, sinon il n’y aurait pas de film…
  2. Non-magiciens (Moldus en français).
  3. Oncle Vernon (le regretté Richard Griffith), tante Petunia (Fiona Shaw) et leur fils l’insupportable Dudley (Harry Melling, magnifique enfant terrible pendant toute la saga !).
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