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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Fantastique, #Harry Potter, #Alfonso Cuarón
Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban (Harry Potter and the Prisonner of Azkaban - Alfonso Cuarón, 2004)

Troisième année à Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry pour notre jeune ami Harry Potter (Daniel Radcliffe), « le garçon qui a survécu ». On y retrouve le même château, les mêmes professeurs, et bien sûr les mêmes ennuis pour notre héros. Enfin presque tous les professeurs puisque de nouveau le professeur défense contre les forces du mal est remplacé. Cette fois-ci, c’est Remus Lupin (David Thewlis) qui officie. Ce dernier a la particularité d’avoir été un très grand ami des parents de Harry, tout comme un autre nouveau venu dans l’univers de J. K. Rowling : Sirius Black (Gary Oldman). Black est un évadé de la terrible prison d’Azkaban où il a été enfermé pour meurtre.

On dit qu’il est venu tuer Harry après avoir trahi ses parents.

 

C’est bien sûr Sirius Black le prisonnier du titre et son histoire n’est pas si simple qu’elle paraît, pour notre plus grand plaisir.

En effet, ce troisième opus du sorcier le plus connu au monde (après Merlin, cela va de soi) est un véritable plaisir total. Cinématographiquement parce qu’il est mené d’une main de maître par Alfonso Cuarón, photographié et monté avec beaucoup d’intelligence, le tout rythmé par la musique du grand John Williams qui s’amuse avec les œuvres de ses aînés.

Evidemment, on retrouve la structure mise en place par Chris Columbus avec un prologue chez les Dursley, la famille moldue de Harry (1). Mais Cuarón va rapidement se démarquer de Columbus. Et si on a même droit au match de quidditch, c’est plus d’un point de vue anecdotique : l’enjeu est abandonné au profit des créatures terribles que sont les gardiens d’Azkaban, les Démenteurs.

Mais le grand absent de l’histoire, c’est bien sûr Voldemort qui n’est que mentionné par moments.

Et pourtant, Cuarón réussit à en faire l’un des meilleurs films de la série (2).

 

Et comme le livre de Rowling paru cinq ans plus tôt, c’est avant tout la narration qui retient l’attention, avec un élément fédérateur : le voyage dans le temps. Le grand Alfonso connaît ses classiques et va jouer avec bonheur sur les paradoxes temporels et nous proposer une intrigue haletante de la même veine que Retour vers le Futur II, mêlant les deux instants revécus par Harry et Hermione (Emma Watson).

Et comme toujours dans ces cas-là, rien n’est laissé au hasard, amenant une intrigue dédoublée qui se résoudra avec bonheur (bien entendu) en se réunifiant.

 

Par contre, ce qui change beaucoup des deux premiers films, c’est le ton de la narration. On trouve ici une noirceur qu’il n’y avait pas avant. Le temps atmosphérique est aussi de la partie, accentuant cette noirceur. Certes, les Détraqueurs (3)  sont des personnages sinistres, mais cela n’explique pas tout. Avec Harry Potter Le Prisonnier d’Askaban, la série prend un tournant dans le ton : le côté enfantin disparaît à mesure que nos trois héros grandissent et se rendent compte du monde qui les entoure.

 

[Attention : je vais parler de la résolution de l’intrigue, alors si vous n’avez pas vu le film ni n’avez lu l’œuvre de Rowling, je vous conseille de revenir plus tard…]

 

Avec Voldemort, le mal avait son représentant tout trouvé : un magicien noir archétype du Méchant. Ici, celui qui s’approche le plus d’un méchant, c’est Peter Pettigrew (Timothy Spall) qui n’a rien d’une menace (ne pas s’y fier, tout de même…) et serait plutôt risible. Mais son passé parle pour lui et on découvre que cet être insignifiant n’est pas vraiment inoffensif.

Et c’est en ça que Harry, Hermione et Ron (Rupert Grint) commencent à sortir de l’enfance : Pettigrew est un méchant ordinaire qu’on ne distingue pas des autres comme Voldemort. Le monde n’est pas si manichéen que ça.


 

Et ce tournant noir va s’accentuer à mesure que la série va s'étoffer : l’opus suivant verra le premier mort de la série.

Mais ceci est, bien sûr, une autre histoire.

 

  1. Belle illustration du précepte : « on ne choisit pas sa famille ».
  2. Pour moi, c’est le meilleur. Quant au livre, je crois que c’est mon préféré…
  3. Dementors en VO : littéralement ceux qui défont l'esprit (« mens » en latin qui signifie esprit)
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