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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie dramatique, #Benjamin B.Hampton
Heart's Haven (Benjamin B. Hampton, 1922)

Il est clair que nous sommes en plein mélo, avec bons sentiments et destin moralisateur. Mais il n’importe, ce petit film (62 minutes) de Benjamin B. Brompton (et Jean Hersholt qui est annoncé en ouverture avec Eliot Howe et William H. Clifford) est très bien fait, soutenu par un montage adéquat, et interprété par des actrices et acteurs convaincants, et en premier lieu la grande Claire McDowell, celle qui fut tout de même la mère de Ben-Hur chez Niblo.

 

Adam Breed (Robert McKim) engage le jeune Joseph « Joe » Laird comme secrétaire, lui qui fut un temps amoureux de sa mère May Caroline (Claire McDowell, donc, préposée aux rôles de mères). Breed a une jeune fille, Vivian (Claire Adams). Mais ne concluez pas trop vite : Laird est marié à Gladys (Betty Brice) et a eu deux enfants d’elle.

Mais Gladys regrette ce mariage et délaisse son foyer au profit du riche Henry Bird (Jean Hersholt).

Un jour que la fille Laird (Mary Jane Irving) est en difficulté dans un arbre, labelle Vivian vient l’aider mais se retrouve à son tour en difficulté et fait une mauvaise chute qui la paralyse. Elle se retrouve alors engoncé tout comme la jambe du jeune Laird (Frankie Lee).

Mais la foi de May Caroline va libérer cette jambe et le petit Bobbie marchera à nouveau normalement.

Quant à la colonne vertébrale de Vivian…

 

Pas besoin d’être grand druide pour deviner qu’elle va se remettre et qu’elle va terminer avec Joe. Mais cela ne se fera pas sans mal, même si le Destin – pas toujours farceur – va se mettre de son côté.

D’une certaine façon, ce film est sur les couples qui tentent de renouer. Si pour Joe et Gladys, la messe est dite, il n’en va pas de même pour cette dernière et celui qu’elle avait autrefois refusé (1), ni pour Breed et May Caroline qui se retrouve quelques décennies plus tard (deux à trois).

 

Mais le véritable intérêt du film, c’est tout de même le personnage de Pynch (Frank Hayes). C’est le serviteur des Breed et il a la particularité, en plus d’avoir un physique caractéristique (2), interprète un serviteur un brin maladroit mais surtout hypocondriaque : il possède un placard entier rempli de remèdes des plus inoffensifs sinon inefficaces. Les différentes interventions de ce personnage amènent inévitablement le sourire, de par son physique ou les situations dans lesquelles il se met.

Mais encore une fois, ce personnage ne se suffit pas : il est accompagné d’une partenaire tout aussi truculente, Mrs. Harohan (Aggie Herring). Pas étonnant qu’ils terminent eux aussi ensemble, suite à une demande en mariage des plus savoureuses.

 

Bref, un petit film très sympathique qui, s’il n’a pas défrayé la chronique se laisse regarder avec beaucoup de plaisir. Et ça aussi, c’est important !

 

PS : On peut sourire en découvrant le prénom de Breed, Adam. En effet, son patronyme entier peut alors se traduire par « Race d’Adam ». Il semble donc le premier homme. Normal, c’est lui le patron de Joe.

 

  1. Il est amusant d’apprendre que Betty Brice avait elle-même refusé les avances d’un fiancé qui se montrait un tantinet entreprenant : elle en épousa (presque) tout de suite un autre !
  2. Pas étonnant qu’il ait commencé chez Sennett…
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