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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Guerre, #Jim Abrahams
Hot Shots! Part deux (Jim Abrahams, 1993)

Topper Harley (Charlie Sheen) est de retour !

Et encore une fois, ça va faire mal. IL faut dire que des petits gars américains sont retenus prisonniers par l’infâme Saddam Hussein (Jerry Haleva). Le colonel Denton Walters (Richard Crenna) veut envoyer notre héros les délivrer, mais Topper, qui s’est retiré dans un monastère bouddhiste, refuse.

Pourtant, il va accepter, Walters ayant lui aussi été capturé.

Va alors se dérouler une opération commando en Irak où Topper, en plus de délivrer les hommes, retrouvera Ramada (Valeria Golino), l’amour de sa vie qui était déjà là – elle aussi – dans l’opus précédent.

 

Jim Abrahams et Pat Proft sont de retour, deux ans après le premier volume qui voyait déjà Topper Harley et la belle Ramada, ainsi que Benson (Lloyd Bridges) devenu ici président des Etats-Unis. Et à nouveau, rien de tout ceci est sérieux, Abrahams reprenant les mêmes ressorts comiques qua dans le film précédent et les autres tournés avec les frères Zucker. Alors évidemment, il faut avoir l’œil sur tout ce qui se passe : non seulement l’intrigue en elle-même, mais aussi les différents éléments de l’écran qui se passent en arrière-plan et qui parasitent l’action principale.

 

Encore une fois, nous avons droit à de très nombreuses références cinématographiques, certaines évidentes – le combat entre le président Benson et Saddam Hussein tout droit sorti de Starwars – mais aussi des éléments plus subtiles comme la séquence d’adieux de Casablanca entre Topper et Ramada à défaut d’avoir Bogart et Bergman : là encore, au moment du dernier au-revoir, une hélice se met en marche, mais c’est celle d’un hélicoptère (il faut bien renouveler le genre).

Mais la plus belle référence reste, à mon avis celle d’Apocalypse Now avec l’intervention de Martin Sheen qui se trouve ne plus être le père de Charlie/Topper et qui fait une référence à Wall Street dans lequel jouent les deux acteurs. Martin Sheen n’est d’ailleurs pas mentionné lors du générique final qui est encore une fois truffé de gags pour les spectateurs qui ont la patience de rester jusqu’au bout (1).

 

Mais ce film a deux handicaps sévères : le premier, c’est une répétition systématique d’un système comique qui a fait ses preuves mais qui a tendance à lasser, même si on ne peut s’empêcher de rire à quelques trouvailles bien vues – la référence aux Aventures de Robin des Bois de Michael Curtiz, par exemple (2) – et la seconde que nous sommes dans une suite qui, comme la majorité des cas, ne s’imposait pas.

Et i faut convenir que l’expression d’Horace – bis repetita placent – n’est pas toujours valable, surtout quand on parle de suite cinématographique.

 

Alors on s’amuse – un peu – certes, mais on se dit qu’il y avait peut-être autre chose à faire.

Lire un livre, par exemple.

Ah mais non, j’oubliais, les livres ne sont pas « essentiels ».

 

PS : bien sûr, le fantôme de Rambo (II) plane sur le film, d’autant que Richard Crenna apparaît ici, lui qui interpréta trois fois le supérieur du soldat stallonien.

 

  1. Il ne faut jamais partir avant la fin avec ce réalisateur !
  2. Le jeu d’ombres du duel sur le mur
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