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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Jean Negulesco, #Marilyn Monroe, #Comédie
Comment épouser un Millionnaire (How to marry a Millionaire - Jean Negulesco, 1953)

Il était une fois trois filles superbes qui avaient décidé d'épouser chacune un millionnaire.

Une, Schatze Page (Lauren Bacall), l'intellectuelle, dirige l'opération. Une autre, Pola Debevoise (Marilyn Monroe), la myope, essaie de na pas montrer qu'elle porte des lunettes. Et la troisième, Loco Dempsey (Betty Grable), juste Loco ou Loke (ça fait moins espagnol...).

Toutes trois se sont installées dans un appartement de New York, un véritable piège à ours célibataire et fortuné. Mais c'est bien connu, l'enfer est pavé de bonnes intentions, et rapidement nos trois drôles de dames se retrouvent sans le sous et doivent vendre régulièrement le mobilier de leur meublé...

Et puis J. D. Hanley débarque dans leur vie alors que tout va mal, et la roue se met à tourner. Elles rencontrent de riches messieurs et commencent à échafauder des projets futurs où luxe et volupté sont les maîtres mots.

Mais si la vie était aussi simple, ça se saurait, et le film serait rapidement terminé.

Nous allons donc suivre trois destins en parallèle avec tous un point commun : elles ne finiront pas avec celui qu'elles espéraient.

Trois bombes !

- Betty Grable, qui fut l'égérie des soldats américains pendant la deuxième guerre mondiale ;

- Lauren Bacall, l'épouse de Bogart, avec sa voix grave et sensuelle ;

- Marilyn, bien entendu, plus besoin de la présenter.

Même si Betty Grable est plus âgée, elle ne détone pas dans cette comédie faussement féministe. Parce que malgré le fait que ces trois superbes actrices se partagent la vedette, leurs aspirations n'ont rien de féministes [Rappel : Simone de Beauvoir a écrit Le deuxième Sexe quatre ans auparavant...]. Que cherchent-elles ? Un mari riche qui satisfera leur moindre désir. Il faut dire que nous sommes aux Etats-Unis dans la première moitié des années 1950, et que la cause féministe n'est pas d'actualité au cinéma. Pour preuve, il suffit de bien observer les musiciens de l'orchestre dirigé par Alfred Newman : à part les deux flûtistes, il n'y a que des hommes ! Et le format Cinemascope n'arrive pas à masquer ce fait.

Quoi qu'il en soit, nous nous régalons de ces trois jeunes femmes aux hautes aspirations qui finalement succombent à l'amour à défaut d'argent.

La palme revenant à Lauren Bacall qui fera tout pour épouser un vieux riche (J. D.), alors qu'elle aime un jeune homme (pas assez bien pour elle, bien entendu...). Elle montre aussi qu'on peut être intellectuelle et froide et succomber à la passion... Avec humour !

Negulesco s'amuse avec ces trois femmes. Chacune a droit à un clin d'œil particulier :

- Betty Grable : Loco pense reconnaître Harry James à la radio et bien entendu, elle se trompe. Mais le plus comique, c'est que H. James était son mari à l'époque.

- Lauren Bacall : Pour épouser un homme riche, même vieux, Schatze annonce qu'elle aime les hommes d'âge mûr, et de préciser : « Par exemple ce vieux type, comment il s'appelle? Celui qui joue dans La Reine africaine. Je suis folle de lui ! » (Vous savez tous que c'est Bogart qui le jouait)

- Marilyn Monroe : elle est mannequin comme les deux autres, et lors d'un défilé, elle porte un ensemble « Diamonds are the girls' best Friend », titre de la célèbre chanson qu'elle interprétait dans son film précédent (Gentlemen prefer Blondes).

Donc, beaucoup d'humour, et des actrices waouh !

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