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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Western, #Raoul Walsh
In old Arizona (Raoul Walsh - Irving Cummings, 1928)

Le Cisco Kid est de retour* !

Le Cisco Kid (Warner Baxter) , c’est un bandit de grand chemin d’origine portugaise (il a fui quand il était enfant). Sa cible de prédilection : les diligences. Et comme il l’explique à une jeune femme : il ne dérobe jamais les gens. D’ailleurs il paye le bijou qu’il lui prend, afin de l’offrir à la femme de sa vie : Tonia Maria (Dorothy Burgess).

En face de lui, il trouve le représentant de la Loi qui doit l’interpeller : le sergent Mickey Dunn (Edmund Lowe).

Non seulement ces deux-là vont s’affronter dans leur métier – un hors-la-loi contre celui qui doit l’arrêter) mais en plus, ils seront aussi en concurrence pour la jeune femme.

 

Ce film est devenu mythique pour différentes raisons.

Tout d’abord, il s’agit du premier film parlant en extérieur et surtout totalement parlant !

Mais ce qui a fait  aussi – et malheureusement – sa notoriété, c’est l’accident qu’eut Raoul Walsh pendant le tournage : il en perdra son œil et portera alors son célèbre bandeau. Il est des publicités dont on se passerait.

 

C’est donc le premier film totalement sonorisé. Et ça se voit. En effet, tous les éléments de son qui ont été expérimentés depuis le Chanteur de Jazz se retrouvent dans le film. On y parle – un peu trop à mon goût – on y chante avec ou sans accompagnement ; l’accompagnement est présent hors champ comme sur l’écran (les mariachi du début)  et le reste suit : on entend la diligence arriver, les coups de feu retentir et toute cette sorte de choses…

Mais l’influence du cinéma muet reste encore prégnante, même si elle a tendance à disparaître.

 

Pour le reste, nous assistons à une belle histoire d’amour et de trahison, l’un allant rarement sans l’autre au cinéma (sinon où serait l’histoire ?). Et surtout, nous suivons avec délectation les aventures du Cisco Kid, un bandit pas si terrible que ça. Il sait parler aux femmes, et même son « ennemi » (Dunn) est séduit par sa prestance.

Il faut dire qu’Edmund Lowe, avec sa fine moustache et son sourire enjôleur est très séduisant. Il a un je-ne-sais-quoi de Douglas Fairbanks, les ressorts en moins.

Raoul Walsh, en plus de réaliser devait interpréter ce rôle, qui fut donc réécrit. On ne peut que le deviner maintenant, sur les plans éloignés.

Mais un Cisco Kid aux yeux bleus aurait certainement eu son charme, il suffit de voir Sadie Thompson pour s’en persuader.

 

Il est bien dommage que les paroles ont une fâcheuse tendance à éclipser l’action. En effet, un petit peu moins de dialogue n’aurait pas nui. Mais ne boudons pas notre plaisir. Le Cisco Kid fait partie de ces brigands bien-aimés, et pour une raison plus légitime que Jesse James.

Mais si nous avons l’habitude des westerns flamboyants et se terminant bien, ici la nuit est un élément important de l’intrigue. Quant à la fin, elle est plus en demi-teinte, mais tout de même dans la lignée du manichéisme habituel. Et si Cisco Kid survit, c’est avant tout parce qu’il est un personnage bien. Même Dunn pourrait le reconnaître.

 

Quoi qu’il en soit, ce western assez plaisant et bien filmé en annonce un autre qui sortira deux ans plus tard, et pas n’importe lequel : The big Trail !

 

 

* Il s’agit du troisième film avec ce personnage. Il y en aura quatre autres dont le suivant – The Cisco Kid (1931) – à nouveau dirigé par Irving Cummings et avec les deux mêmes protagonistes mâles.

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