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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Steven Spielberg, #George Lucas, #Indiana Jones
Indiana Jones et la dernière Croisade (Indiana Jones and the last Crusade - Steven Spielberg, 1989)

Après l’épisode du Temple maudit, Lucas et Spielberg nous propose de nouvelles aventures de notre archéologue préféré. C’est aussi une façon de nous présenter ce personnage atypique pour la profession qu’il exerce.

Le film commence donc en 1912, alors que le jeune Indiana (River Phoenix) participe à une sortie de scouts dans laquelle il découvre des archéologues plus motivés par la valeur marchande qu’historique de leur trouvaille.

Nous assistons alors à l’une des premières poursuites du jeune homme dans ce périlleux métier, qui nous permet de découvrir l’origine de l’ophiophobie (1) dont il souffre ainsi que celle de sa cicatrice sous ses lèvres.

Même si l’issue n’est pas à son avantage, une chose est sure : Indiana sera archéologue.

 

Vingt-six ans se sont écoulés depuis la séquence d’ouverture, et nous retrouvons Indiana Jones qui met un point final à la première aventure. Puis nous rentrons dans le vif du sujet, la dernière croisade dont il est- question dans le titre : la quête du Graal.

Si l’issue ne fait pas de doute – il a déjà retrouvé l’Arche d’Alliance deux ans plus tôt, alors ce n’est pas un gobelet qui va lui résister – c’est avant tout la présence d’un autre Jones qui fait tout le sel du film : le professeur Henry Jones, médiéviste réputé, terreur de ses élèves, et pour ce qui nous concerne ici, père de l’autre.

Et en plus, ce dernier est interprété par le formidable Sean Connery qui, s’il avait quelques années de moins aurait tout aussi bien pu endosser le rôle de son fils Junior.

 

Et ce « nouveau » Jones n’est pas aussi facile qu’on aurait pu l’imaginer de la part d’un professeur d’université. Les aventures de son fils ne le font pas spécialement hurler de rire, de même que ses jurons répétés. Mais sur certains autres points, il partage avec ce dernier la passion de la découverte archéologique ainsi qu’un goût prononcé pour les jolies femmes.

 

Cetté nouvelle aventure est aussi l’occasion de retrouver deux autres personnages sympathiques du premier opus : Marcus Brody (Denholm Elliott) et Sallah (John Rhys-Davis) deux personnages aux antipodes l’un de l’autre mais dont le l’apport comique est indispensable au film. A noter enfin la présence de Ronald Lacey (Arnold Toht dans l’Arche perdue), figurant de luxe pour interpréter Himmler à la tribune, près de vous savez qui (2).

 

A mon avis, ce troisième opus est, avec l’Arche perdue, le meilleur des aventures d’Indiana Jones. On y retrouve le côté archéologique qui est la base de l’activité de notre héros. En effet, dans le Temple maudit, la lutte contre la secte des Thugs est le thème du film plus que les opérations de découverte.

On retourne donc aux sources de ce qui fait l’intérêt du personnage : la quête d’un objet unique et mythique, avec péripéties plus ou moins dangereuses. On retrouve aussi les nazis, ennemis naturels d’Indiana, toujours en quête d’objets paranormaux, toujours aussi violents, mais heureusement toujours les perdants face à cet aventurier hors norme (3).

Sans oublier de glisser des références aux films précédents, clins d’œil aux aficionados de la série : outre les deux éléments cités dans la première partie, on retrouve une hélice broyeuse, une fresque murale de l’Arche, une poursuite à cheval, un précipice meurtrier et un chapeau qui se promène… C’est un festival !

 

Mais avec cet épisode, on sent tout de même la fin d’une aventure : cette histoire de Graal, la Quête absolue, est une manière de conclure avec un personnage attachant mais tout de même vieillissant : près de dix ans se sont écoulés depuis le premier film, alors qu’Indiana lui, n’a pris que deux ans…

De plus, terminer sur le Graal, c’est une façon de boucler un cycle qui commença avec un autre objet religieux absolu. Et le plan final qui les voit partir vers le couchant abonde dans ce sens. Les aventures sont terminées, car après le Graal, que peut-il chercher de plus fabuleux ?

 

Cet état de fait durera presque vingt ans, et Indy nous reviendra malgré tout, mais cette fois, Harrison Ford fera un peu plus son âge véritable.

Et on en annonce un nouveau pour 2020…

 

 

(1) Vous irez voir sur Wikipedia

(2) Non, ce n’est pas Voldemort.

(3) vous en connaissez beaucoup, vous, des archéologues comme celui-là ?

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