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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Fantastique, #Don Chaffey, #Ray Harryhausen
Jason et les Argonautes (Jason and the Argonauts - Don Chaffey, 1963)

La Toison d'or.

Une peau de bélier scintillante accrochée à un arbre de la lointaine Colchide (région de l'actuelle Géorgie).

Qui n'en a pas rêvé ?
C'est le cas de Jason (Todd Armstrong), fils d'Eson dont Pélias (Douglas Wilmer) a usurpé le trône.

Jason a l'intention de récupérer son bien en revenant avec la toison d'or, sûr ainsi du soutien du peuple. Mais la route est longue et semée d'embûches.

C'est pourquoi il fait construire par Argos (Laurence Naismith qui sera le juge de la série Amicalement vôtre) un navire formidable - l'Argo - et engage un équipage extraordinaire : les Argonautes.

 

Nous sommes cinq ans après Le septième Voyage de Sinbad, et Ray Harryhausen nous propose de nouveaux monstres. Cette fois-ci, c'est dans la mythologie grecque que les scénaristes ont puisé leur histoire. Comme pour Sinbad, le générique, reproduisant une fresque grecque nous annonce les aventures à venir jusqu'à la Toison.
Cette fois-ci, les héros sont grecs donc coiffés de casques à plumets caractéristiques.

Mais comme pour Sinbad précédemment, il règne une certaine liberté quant à l'histoire originelle. Oui Jason a bel et bien conquis la Toison d'or. Oui, Héraclès (Nigel Green) était avec lui une partie du voyage. Mais si Castor (Ferdinando Poggi) répond présent, où est son frère Pollux ? Et Orphée (il n'avait pas encore rencontré Eurydice) ? Et Thésée ? [d'un autre côté, ces trois derniers auraient pu faire un peu d'ombre à notre héros...]

Mais qu'importe. Nous suivons - encore une fois - avec délectation les aventures surannées de ce héros mythique, combattant avec bravoure les monstres de Harryhausen : des harpies, un hydre à sept têtes et des squelettes qui ne sont pas sans rappeler celui qu'affronta Sinbad. Sans parler du géant Talos, qu'on pourrait presque qualifier de colosse aux pieds d'argile, s'il n'était en bronze !

Et puis il y a les dieux : Zeus et Héra surtout, avec un petit rôle pour Hermès, le messager. Zeus (Niall McGinnis) est omnipotent, mais surtout ventripotent. Il n'a rien à voir avec la représentation qu'on se fait de ce dieu des dieux (Laurence Olivier, dans Le Choc des Titans sera plus conforme à l'idée qu'on se fait de lui). Quant à Héra (Honor Blackman), elle est - pour une fois - d'une aide précieuse à Jason : c'est normal, il n'est pas - lui - le fruit d'amours divines de son mari foudroyant. Et ces divins personnages s'amusent de voir se dépêtrer les mortels, dans la lignée des récits mythologiques. Même si on pourrait aller un tantinet plus loin.

Comme dans Sinbad, c'est le combat contre les squelettes que je préfère : leur sortie de terre est inoubliable, et le combat vaut bien celui de Sinbad.

Avec en prime une magnifique décapitation.

 

Bref. Du divertissement : de l'aventure, des bagarres, de l'amour - avec la belle Médée (Nancy Kovack) - et les créatures de Harryhausen. Du cinéma, quoi.

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