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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Chevalerie, #Guy Ritchie
Le Roi Arthur : la Légende d'Excalibur (King Arthur: Legend of the Sword - Guy Ritchie, 2017)

Oubliez tout ce que vous savez sur la légende arthurienne : Guy Ritchie nous propose ici un nouvel avatar du roi Arthur (Charlie Hunnam), avec épée dans le roc, magie et archi-méchant, l’usurpateur Vortigern (Jude Law).

Nous sommes bien loin des romans de la table ronde et du cycle du Graal cher à  Chrétien de Troyes.

En effet, nous sommes dans les âges sombres qui suivirent la chute de Rome (1), et le (faux) roi Vortigern a éliminé son frère Uther Pen-Dragon (Eric Bana) pour prendre sa place.

Mais son fils Arthur grandit loin de Camelot où il reviendra chasser son oncle et prendre la tête de l’Angleterre.

 

J’ai beau être un amateur du cinéma de Guy Ritchie, je n’arrive pas à sauver ce film. Pourtant, on y retrouve la même façon de filmer, alternant les rythmes et (ab)usant du ralenti pendant les temps forts, mais malgré tout ça, ça ne prend pas.

Dès l’ouverture ça ne va pas. On se retrouve plongé dans une sorte de resucée du Seigneur des Anneaux visitant Harry Potter.

Et la présence de l’immense Jude « Dr. Watson » Law – un habitué de Ritchie – n’y change rien : non seulement l’intrigue est poussive, mais en plus on se prend à bailler devant une telle débauche d’effets visuels.

Pare que c’est spectaculaire. Un peu trop d’ailleurs, à mon goût, Ritchie retrouvant les travers du cinéma du début des années 2000 : une multitude de plans séquences sur une minimum de temps amène rapidement une indigestion visuelle.

Et en plus il n’y a même pas Merlin !

 

D’une certaine façon, ce film est à la légende arthurienne ce que Gods of Egypt (l'année précédente) est à la mythologie égyptienne : un objet pompeux – très esthétique – mais qui n’a plus grand-chose à voir avec l’original.

J’ai déjà parlé ici de la version que John Boorman tira de cette même légende, la trouvant insipide et datée. Je dois avouer que grâce à la version Ritchie, je dois réviser mon jugement.

Mais, heureusement, il reste celle de Richard Thorpe, qui reste, à mon humble avis, la version cinématographique de base, même si elle n’est pas obligatoirement très respectueuse du cycle arthurien.

 

Bref, ne vous dérangez pas pour cette nouvelle adaptation et reprenez les essentiels : 1953, Robert Taylor (Lancelot), Ava Gardner (Guenièvre), Mel Ferrer (Arthur) & Felix Aylmer (Merlin), le tout réalisé par Richard Thorpe au meilleur de sa forme…

 

  1. Un beau cirque romain trône au milieu du Londinium qu’on n’appelle pas encore Londres.
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