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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Jean Renoir, #Drame, #Jean Gabin

Un homme : Jacques Lantier. Fils de Gervaise Macquart et de Auguste Lantier. Fils d’alcoolique, petit-fils d’alcoolique, et de tous les autres avant. Alors évidemment, ça laisse des traces.

Elles sont deux dans sa vie : Séverine et Lison.

Séverine, c’est la femme de Roubaud, le chef de gare, c’est dire si c’est pratique.

L’autre, c’est Lison, la machine, la locomotive. Celle qui l’emmène de Paris à Séverine, au Havre.

Lantier, c’est Gabin. Ses yeux bleus délavés, son regard perdu qui parfois se transforme en celui d’une bête.

Ca commençait bien, Lantier avait sa petite vie réglée, avec sa marraine qui habitait près du Havre, avec Flore qui avait grandi et était devenue une femme. Une vie toute tracée.

Mais un soir, dans le train de Paris, il y a un meurtre, et Roubaud, et Séverine. Alors il dit qu’il n’a rien vu, qu’il avait quelque chose dans l’œil.

Et de fil en aiguille, il se retrouve dans les bras de Séverine, pendant que son mari travaille. Mais Séverine ne quitte pas son mari. Il faudrait l’aider. Et Lantier, malgré ses antécédents, n’y arrive pas.

Alors on en reste là. Jusqu’à la prochaine occasion.

Gabin est impeccable, comme toujours dans les films de cette période. A ses côtés, Carette est sobre, humain, compréhensif. Fernand Ledoux est un beau cocu, mais c’est Simone Simon qui tire son épingle du jeu. C’est l’un de ses films emblématiques (avec La Féline de Tourneur).

Elle est pleine de charme et de rouerie, encourageant – sans le dire ouvertement – Lantier à tuer son mari. Elle a un visage tellement angélique, qu’on ferait n’importe quoi pour elle. Mais elle ne rencontre pas la bonne personne. Tant pis.

Et puis il y a l’éclairage, cette lumière qui n’éclaire que les hauts des visages : les yeux bleus des deux protagonistes, associés – malgré eux – dans le crime.

Et puis, on peut se dire que l’adaptation s’éloigne du livre. Quelle importance. Reste Lantier et ses deux compagnes, dont l’infidélité de l’une (une panne) lui amène l’autre, qui devient à son tour infidèle.

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