Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Thomas Gilou
La Vérité si je mens 2 (Thomas Gilou, 2001)

Ils sont de retour !

Les gars du Sentier – Eddie (Richard Anconina), Serge (José Garcia), Dov (Gad Elmaleh), Yvan (Bruno Solo) et Patrick (Gilbert Melki) – nous reviennent pour une nouvelle aventure textile dans le milieu juif parisien.

Eddie a des problèmes : sans client fiable, il décide de s’adresser à la grande distribution, et rencontre Denis Vierhouten (Daniel Prévost), responsable des achats à Eurodiscount.

Mais ce monsieur n’est pas spécialement un homme très honnête et Eddie va en faire les frais (c’est le cas de le dire) puisqu’il est à deux doigts de se retrouver à la rue.

Heureusement, il peut compter sur ses amis : les fonds de Patrick, la belle gueule de Dov, le soutien d’Yvan. Et puis il y a Serge, l’inconvénient du direct. Et comme si cela ne suffisait pas, Serge est amoureux…

 

Quatre ans se sont écoulés pour tout le monde, interprètes comme spectateurs, et certains ne sont plus là : Gad Elmaleh a remplacé Dov et Eli Kakou a succombé au cancer. Le film lui est d’ailleurs dédié. Mais les changements interviennent aussi pour quelques personnages : Gladys Cohen, qui faisait la mère de Dov est devenue celle de Serge, et Isaac Sharry n’est plus le beau-frère du même Dov, il est un (mauvais) partenaire d’Yvan.

Pour le reste, c’est dans la même verve, avec ces personnages absolument caricaturaux, forts en gueule et qui ne parlent que d’une chose : l’argent. Les filles aussi, cela va de soi, mais c’est accessoire. Encore que. Alors que Serge goûtait au fruit défendu – la fiancée de son cousin Patrick – c’est à Yvan de coucher avec celle avec qui il ne devrait pas : Karine (Aure Atika, toujours aussi belle !) Mais comme nous connaissons Dov, cela ne nous émeut pas plus que ça. Et de toute façon, nous sommes dans une comédie, alors tout se terminera bien.

 

Surtout pour Serge qui devient le véritable héros de ce deuxième opus : encore une fois, il est énaurme ! Digne de ses prestations à Nulle Part Ailleurs auprès d’Antoine de Caunes. C’est un incroyable loser, doublé d’un naïf invétéré, toujours le jouet des facéties et autres mauvais tours (parfois très mauvais) de son entourage.

Mais on ne peut qu’aimer un tel personnage. Menteur – le titre du film semble avoir été choisi pour lui – et insouciant, l’archétype de celui qui va regretter toute sa vie d’avoir fait le mauvais choix.

Mais Thomas Gilou – et ses scénaristes Gérard Bitton & Michel Munz – en font leur préféré, lui donnant enfin la vedette et surtout l’occasion de participer (enfin) à un gros coup qui devrait éponger ses dettes – incommensurables…

 

Alors encore une fois on s’amuse de cette histoire bien improbable, et Thomas Gilou réussit un pari pas si évident que ça : faire aussi bien que le premier film. C’est donc chose faite,surtout grâce à l’interprétation, des plus jeunes comme des plus anciens, renouant encore une fois avec le film de copains cher au cinéma français.

Puisque je vous le dis, pourquoi je mentirai ?

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog