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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Cape et Epées, #André Hunebelle
Le Capitan (André Hunebelle, 1960)

C’était au temps de l’âge d’or du film de cape et d’épées en France, à la fin des années 50 et au début de la décennie suivante, du temps où Jean Marais était un éternel jeune homme et bondissait avec enthousiasme, quand André Hunebelle dirigeait ces superproductions adaptées des plus ou moins grands classiques de la littérature française.

Nous sommes un an après Le Bossu, et on retrouve aux côtés de Jean Marais (François de Capestang dit « Le Capitan ») l’ineffable Bourvil dans le rôle du faire-valoir de ce chevalier, le saltimbanque Cogolin.

 

Nous sommes cette fois en 1616, pendant le règne du jeune roi Louis XIII (Christian Fourcade), et le maréchal D’Ancre, l’infâme Concini (Arnoldo Foà), est le véritable maître du Louvre, éliminant tous ceux qui se dressent sur son chemin. Et bien sûr, notre Capitan se trouve un de ceux-là : il devra se battre contre l’âme damnée de Concini, le plus infâme encore Rinaldo (Guy Delorme) pour déjouer les complots visant le roi.

Et bien entendu, il y arrivera, et le règne de Concini s’arrêtera comme cela est écrit dans les livres d’histoire.

 

Encore une fois, Jean Marais s’en donne à cœur joie, réalisant les prouesses les unes a)près les autres dont l’ascension de la tour du château de Val (appelé Clairefont dans le film) à l’aide de poignards pas toujours très solides. Et comme d’habitude, il n’est pas doublé, augmentant sensiblement l’inquiétude d’Hunebelle…

A nouveau, il est un personnage sans peur et sans reproche (1), loyal et courageux, et bien sûr amoureux de la plus jolie femme de la distribution (2).

Mais malgré tout cela, et le succès remporté par le film dans les semaines qui ont suivi sa sortie, on n’arrive pas au même résultat que dans le film précédent. Pourtant, la présence de Guy Delorme dans le rôle du méchant – rôle qu’il va continuer à entretenir dans ces films-là – ne réussit pas à relever le niveau : il manque la fraîcheur du Bossu dans ce Capitan !

Même l’immense Bourvil n’arrive pas à son niveau de l’an passé, même s’il a un rôle un peu plus étoffé (il chante deux fois).

 

Bref, si on retrouve les ingrédients du film précédent, on n’y trouve pas le même plaisir (3). Jean Marais a beau se démener comme Douglas Fairbanks, le résultat n’est pas là. On n’est pas loin de s’ennuyer devant ces aventures rocambolesques sur fond de châteaux prestigieux.

Et je pense que cela tient plus d’André Hunebelle que de ses interprètes : dès l’année suivante, Jean Marais reviendra dans une nouvelle adaptation du Capitaine Fracasse qui n’aura pas à rougir de la comparaison du Bossu.

 

Alors, à revoir ? Ou pas !

 

  1. Refrain connu…
  2. Elsa Martinelli dans le rôle de Gisèle d’Angoulême.
  3. « Bis repetita non placent… »
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