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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Gangsters, #Casse, #Eric Barbier
Le dernier Diamant (Eric Barbier, 2014)

Il n’y a pas à dire, les films montrant des casses ont quelque chose de fascinant. Certainement parce que le spectateur sait qu’il a peu de chances d’en réaliser un. On reste admiratif devant ces génies du vol qui élaborent avec précision un événement qui doit absolument se dérouler comme prévu : les sommes mises en jeu pour la préparation atteignant vite un montant pharaonique.

C’est bien évidemment le cas dans ce film d’Eric Barbier où l’objectif est l’acquisition illégale du Florentin, diamant extrêmement rare et enfin mis à jour par Julia Neuville (Bérénice Bejo) et sa mère.

Ce dernier diamant du titre représente donc cette pierre qui a l’inconvénient de porter malheur. Et d’ailleurs, dès le début, Mme Neuville est retrouvée morte dans sa voiture.

 

Bref, vous l’avez compris, le film va tourner autour de l’expédition criminelle, menée par Simon Carrera (Yvan Attal) et son acolyte Albert (Jean-François Stévenin). Comme toujours dans ces cas-là, nous suivons les préparatifs avec une certaine jouissance, impatients de voir comment tout cela va tourner.

Mais alors que l’entreprise réussit – on s’en doutait, bien sûr – Eric Barbier relance l’intrigue (il faut dire qu’il reste une quarantaine de minutes de film). Cette relance apporte bien sûr une autre dimension au film, évitant un final à la Ocean’s Eleven (1).

 

Et au bout du compte, on passe un moment agréable à voir évoluer Simon et Albert – des escrocs somme toute un tantinet minables : la séquence d’ouverture nous montre que leurs ambitions ne sont pas bien élevées. Le coup du diamant devenant une sorte de couronnement de carrière. Ce décalage entre le niveau de Simon et l’objectif visé n’est d’ailleurs pas sans rappeler L’Arnaque, ainsi que la façon d’éliminer un gêneur, en l’occurrence le contrôleur qui veille sur l’application de la liberté surveillée de Simon.

 

C’est donc un film qui atteint son but, montrant qu’il n’y a pas que les Américains pour monter une telle entreprise au cinéma. Les différents interprètes jouant avec conviction cette histoire de vol, d’amour et de sang, avec juste ce qu’il faut d’humour. De plus, la relation amoureuse (comme annoncée plus haut) amène ce qui ressemble à un grain de sable dans l’opération réglée au moindre détail. Cette relation inattendue (sauf pour les spectateurs) s’appelle le « facteur humain », inévitable dans ce genre d’entreprise, et surtout indispensable à la relance de l’intrigue.

 

Certes, la fin est un tantinet prévisible, mais ne boudons pas notre plaisir.

 

 

PS : une petite mention à l’équipe du maquillage qui arrive à créer une Bérénice Bejo méconnaissable.

 

(1) La promotion du film annonçait un parallèle avec le formidable film de Soderbergh.

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