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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Cape et épée, #André Hunebelle
Le Miracle des loups (André Hunebelle, 1961)

Le « miracle des loups », c’est ce qui arrive à Jeanne de Beauvais (Rosanna Schiffino) quand, sommée de quitter son oncle Hesselin (Louis Herbessier), elle se retrouve poursuivi par Jean de Sénac (Guy Delorme) et ses sbires dans la neige au milieu de nulle part : non seulement les loups ne l’attaquent pas, mais ils foncent sur le félon.

Nous sommes en pleine lutte entre Louis XI (Jean-Louis Barrault) et Charles le Téméraire (Roger Hanin). Une lutte pour à mort le pouvoir, même s’il s’agit de celle des autres.

Au milieu de ce conflit larvé, le chevalier Robert de Neuville (Jean Marais), amoureux de la belle Jeanne et prêt à tout pour son honneur – et celui de son roi.

 

Nous sommes après Le Capitan, et André Hunebelle – toujours lui – tourne à nouveau avec Jean Marais, une de ces innombrables épopées de cape et d’épée. Et encore une fois, Jean Marais bondit et brette comme n’importe quel Douglas Fairbanks venu, donnant au film certainement son seul point d’intérêt. En effet, André Hunebelle fut un réalisateur prolixe, et d’autant plus à cette période. Si la qualité est supérieure au Capitan qui lui a précédé, à nouveau on n’atteint pas celle du Bossu l’année précédente.

Pourtant, cette fois, l’intrigue se déplace en fin de Moyen-âge et permet quelques séquences d’époque dont un tournoi et un jugement de Dieu qui ne sont pas sans rappeler un autre film de chevalerie de la décennie précédente : Ivanhoé (Richard Thorpe, 1952).

 

Mais alors que le chevalier britannique va affronter un adversaire « malgré lui », ici, Jean Marias – De Neuville est aux prises avec l’un des plus formidables méchants de l’époque : Guy Delorme. La présence de Delorme face à Marais vaut à elle seule de regarder le film tant cet acteur fut un vilain magnifique : faux, traître et retors, il accrédite l’axiome hitchcockien du méchant. Sauf que Hunebelle n’est pas Sir Alfred, et que le reste du film reste très conventionnel. Hunebelle n’a pas réussi à appréhender la nouvelle décennie et ses productions s’en ressentent. De plus, on ne retrouve pas auprès de Neuville/Marais le faire-valoir habituel (Bourvil par exemple) et le film souffre d’un manque cruel d’humour, inévitable dans ce genre de production.

Heureusement, il nous reste l’antagonisme qui oppose Louis XI et Charles et Jean-Louis Barrault est un monarque des plus subtiles : pouvait-il en être autrement avec un tel acteur ?

Bien sûr, si Roger Hanin n’est pas ridicule, il n’en arrive tout de même pas au niveau de ce partenaire des plus chevronnés.

 

Bref, un nouveau film de cape et d’épée signé André Hunebelle, ni meilleur (que Le Bossu) ni pire (que Le Capitan), mais qui, malgré les aspects médiévaux, n’en laisse pas moins une impression de déjà vu…

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