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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Aventures, #Alexandre Coffre
Les Aventures de Spirou et Fantasio (Alexandre Coffre, 2018)

L’immense (et infâme) Zorglub (Ramzy Bedia) veut conquérir le monde et diriger les hommes en en faisant une espèce de zombies obéissant aveuglément à ses ordres. Mais pour ce faire, il a besoin des lumières de Pacôme Hégésippe Adélard Ladislas comte de Champignac (Christian Clavier). Ce dernier n’étant absolument pas enclin à aider ce fou furieux, Zorglub va donc utiliser la manière forte.

Heureusement, Spirou (Thomas Solivérès), Fantasio (Alex Lutz) et Seccotine (Géraldine Nakache) veillent…

 

Si la bande dessinée et le cinéma sont de proches parents – utilisation du cadrage, story-board – l’adaptation de l’une par l’autre n’a pas toujours donné les résultats escomptés, et surtout dans l’univers francophone (1). Rappelez-vous les deux Tintin avec Jean-Pierre Talbot ou encore les différentes adaptations d’Astérix. Ce dernier nous amenant à ‘exception qui confirme la règle : le magnifique Astérix et Obélix Mission Cléopâtre (2).

Alors avec ces Aventures de Spirou et Fantasio, on pouvait craindre le pire.

Et on n’aurait pas vraiment eu tort.

En effet, Alexandre Coffre et son équipe ont tenté une adaptation des aventures du groom de chez Spirou (le magazine) en gommant toutes les traces qui le reliaient à l’hebdomadaire.

Sans oublier un fourvoiement impardonnable : Spirou est un voleur qui écume un palace et se retrouve engagé dans une histoire qui va le sortir de son activité criminelle.

Mais bon, le mal est fait.

 

Si Spirou et Fantasio n’étaient pas une création de Franquin, Champignac et Zorglub le furent et leur présence dans ce film n’est pas vraiment en adéquation avec ce qu’avait imaginé le grand André (3) : certes Zorglub a des idées un tantinet mégalomaniaques, mais il reste malgré tout un doux dingue, loin de l’image de l’apprenti-dictateur sadique que nous offre le film. S’il existe un personnage maléfique chez le Spirou de Franquin, c’est Zantafio, le cousin de Fantasio qui n’est ici que mentionné, pas vraiment celui que nous connaissons.

Dernière faute de goût – et d’adaptation – la relation amoureuse entre Fantasio et Seccotine.

Certes, on retrouve – un peu – la concurrence que se livrent ces deux journalistes dans la chasse au scoop (4), mais il n’est en aucun cas question d’une quelconque aventure amoureuse entre eux deux.

Et Alexandre Coffre aurait dû aller chercher chez Fournier l’amour de Fantasio : la belle Ororéa (Tora Torapa, Le Gri-gri du Njiokolo-Koba, L’Ankou).

 

Bref, si vous aimez la bande dessinée Spirou (et Fantasio) cous allez avoir du mal à vous y retrouver et encore plus à aimer.

Si j’avais été déçu par l’adaptation de Gaston, j’ai beaucoup de mal à exprimer mon sentiment face à ce film raté qui dénature totalement l’univers mis en place par Franquin.

Décidément, adapter un album de bande dessinée francophone en chair et en os est vraiment un exercice très risqué.

 

  1. Je parle ici d’adaptation en chair et en os et non de long métrage d’animation.
  2. Il faut dire qu’Alain Chabat est plutôt à l’aise dans l’univers de la BD (cf. Sur la Piste du Marsupilami).
  3. Franquin, donc.
  4. Seule bonne trouvaille du film (à mon avis) : Fantasio qui surnomme Seccotine « Scoopotine ».
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