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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #René Clair, #Gérard Philipe
Les Belles de nuit (René Clair, 1952)

Une fenêtre allumée.

Une mélodie au piano.

Des amoureux qui passent et s'arrêtent pour écouter.

C'est Claude (Gérard Philipe) qui joue.

Claude est professeur de solfège et de piano.

Mais c'est avant tout un grand rêveur : comme la vie ne lui sourit pas beaucoup, il s'évade dans les rêves. Il remonte le temps, quand « c'était mieux avant ».
C'est là qu'il les rencontrent, les belles de nuit...

 

René Clair et Gérard Philipe se retrouvent deux ans après La Beauté du Diable. Cette fois-ci, c'est une comédie plutôt musicale. Ici, tout n'est qu'illusion (ou presque). Normal, nous sommes dans les rêves de Claude qui s'échappe d'une vie morose dans des rêves toujours plus fous, toujours plus amoureux. Bien entendu, les personnages de ses rêves sont ceux de sa vraie vie quotidienne, reprenant qui un statut, qui une attitude déjà vue. Et toujours ce même leitmotiv : « c'était mieux avant » (refrain connu !), lancé par le même vieux ronchon (Pierre Palau).
Alors nous partons voir avec Claude en quoi c'était tellement mieux, avant. La Belle Epoque, 1830, la Révolution, le règne de Louis XIII, tels sont les périodes visitées, pour en arriver à ce que nous savions tous déjà : chaque époque a ses bons et ses mauvais côtés. Il suffit juste de s'y faire.

Gérard Philipe est - comme toujours - merveilleux. Claude nous rappelle le Faust jeune qu'il interpréta deux ans plus tôt, mais avec une petite nuance de désespoir qui - c'est une comédie - va lentement s'estomper. Et puis les belles de nuit portent bien leur nom : Magali de Vendeuil, Martine Carol et la bombe italienne Gina Lollobrigida sont superbes. Et les formes de cette dernière aussi !

Alors qu'importe les décors en carton-pâte, pourvu qu'on ait le plaisir. Le plaisir d'assister à une histoire heureuse comme savait les faire René Clair. Et le plaisir de retrouver quelques visages connus : ces acteurs qui firent les beaux jours des seconds rôles du cinéma français : Raymond Cordy, Raymond Bussières, Albert Michel...

Alors laissez-vous faire : plongez dans ce Paris 1900, où le directeur de l'Opéra Garnier (Paolo Stoppa) ne s'exprime qu'en chantant ; admirez cette future Algérie française des 1001 nuits où Leïla (Gina) remplace Shéhérazade ; allez construire la République de demain avec le citoyen Claude, révolutionnaire par amour...

 

Un délice...

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