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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Francis Veber
Les Compères (Francis Veber, 1983)

Tristan Martin (Stéphane Bierry) fugue avec sa petite amie Michèle (Florence Moreau). Ses parents (Annie Duperey et Michel Aumont) sont inquiets et s’adressent à la police qui promet de le retrouver, mais n’a pas que ça à faire.
Christine (la mère de Tristan) demande alors à deux anciens flirts de retrouver son fils : Jean Lucas (Gérard Depardieu) et François Pignon (Pierre Richard). Pour ce faire, elle leur annonce qu’ils sont chacun le père de Tristan.

Evidemment, les choses se compliquent quand ils s’aperçoivent qu’ils recherchent tous les deux le même enfant. Et encore plus quand ils le retrouvent et qu’ils doivent lui expliquer pourquoi ils l’ont récupéré.

S’ajoute à cette situation la présence de deux truands, hommes de main d’un parrain de la Riviera. Ce dernier n’a pas envie que Lucas vienne fouiller dans son entourage.

 

Encore une fois, François Pignon est de retour dix ans après avoir été interprété par Jacques Brel. Et bien sûr, c’est à nouveau Francis Veber qui signe le scénario, et qui, pour la troisième fois, se retrouve derrière la caméra. Nous avons alors droit, à nouveau à un duo dépareillé, rencontre improbable de deux êtres totalement dissemblables. Et comme deux ans plus tôt, ce sont Depardieu et Richard qui se retrouvent pour une comédie débridée où les caractéristiques de l’un et de l’autre donnent un spectacle très drôle, même s’il n’arrive pas au niveau de l’opus précédent.

 

Francis Veber devait le savoir : bis repetita non placent !

Certes, François Pignon n’a pas la maladresse exacerbée de François Perrin, mais Il n’y a pas de différence entre Lucas et Campana, si ce n’est le métier. C’est à nouveau un homme brutal, habile dans sa partie peut-être, mais au niveau personnel pas très reluisant : blagues salaces et réflexions machistes sont son quotidien.

Mais malgré tout, une fois accepté l’intrigue (très) improbable (1), on prend plaisir à retrouver ce duo inégal et complémentaire, où Pierre Richard est toujours aussi lunaire et Depardieu primaire.

D’ailleurs, à ce duo s’ajoute un second, formé des deux gangsters (Philippe Khorsand et Jean-Jacques Scheffer) qui, s’il est très bien assorti, n’en reste pas moins comique, du fait de l’accumulation ambiante créée par le premier duo : ces deux tueurs parachèvent cette même accumulation soutenue par le reste de la distribution, Maurice Barrier en tête.

 

Et puis de toute façon, le principal, c’est de faire rire. Et c’est réussi.

 

NB : Encore une fois, c’est Wladimir Cosma qui signe une musique caractéristique qui, encore une fois, reste en tête une fois le générique de fin terminé, et amènera quelques sourires rien qu’à une future audition.

 

  1. C’est ça qui est bien au cinéma : tout est possible, surtout des intrigues improbables.
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