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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Richard Donner
L'Arme fatale 4 (Lethal Weapon 4 - Richard Donner, 1998)

On ferme. Encore une fois.

Quatrième et dernier opus de Richard Donner, avec les mêmes acteurs aux rôles principaux : Mel Gibson (Martin Riggs), Danny Glover (Roger Murtaugh), Joe Pesci (Leo Getz), Rene Russo (Lorna Cole)… (1)

Encore une fois, le duo de choc et de flics refait surface dans une séquence d’ouverture où l’eau et le feu se mélangent sans aucune intervention de George R. R. Martin !

Le ton est donné : un déséquilibré (c’est comme ça qu’on l’appelle) s’amuse à tirer à l’arme automatique en utilisant un lance-flamme. Bref, rien que de très naturel pour cette série de films.

 

Mais Richard Donner et ses nombreux scénaristes nous proposent d’en finir avec cet univers somme toute bien sympathique malgré le nombre de tués depuis 1987.

Roger et Martin sont toujours fidèles au poste, déclenchant des catastrophes spectaculaires que Murphy (Steve Kahan), leur chef, a de plus en plus de mal à couvrir. Mais les choses changent : ils vieillissent.

 

Il faut dire que depuis l’A.F. 1, onze ans ont passé pour les spectateurs et pour les acteurs aussi. Alors les enfants de Roger sont plus âgés, Riggs encaisse de moins en moins bien les coups. Il n’est plus cette arme fatale présentée en mars 1987 : l’arme a changé de main et est maintenant du côté des méchants en la personne de Wah Sing Ku (Jet Li), frère d’un des chefs de triades chinoises.

Et il est autrement plus spectaculaire que Riggs, mais comme c’est un super méchant, il n’en profitera pas longtemps (2).

 

Autre signe des temps : Riggs est de moins en moins frappé. Si ses interventions intuitives sont toujours payantes, son personnage a mûri. Il ne fume plus, ni ne mange de biscuits pour chien, et surtout, un grand événement va faire basculer sa vie : Lorna est enceinte. Fini les commandos suicides ou assimilés, il va être père.

Et ce n’est pas tout : dans le même temps, Roger va devenir grand-père, sa fille chérie Rianne (Traci Wolfe) s’est mariée (secrètement) et attend elle aussi un heureux événement, à peu près à la même date.

 

Bref, l’insouciance des trois premiers films disparaît : nos héros sont condamnés à réussir, et surtout à rester vivants !

Bien entendu, suite aux trois premiers films, on n’imagine pas une seconde que cette smala va perdre un de ses éléments. Au contraire, un nouveau membre arrive : Lee Butters (Chris Rock), autre flic et surtout mari de Rianne.

 

C’est très certainement une famille très atypique et surtout très sympathique, dont les relations particulières entre ses différents membres l’emportent sur une intrigue un tantinet convenue : il était tout de même temps que cela finisse. Certains sont peut-être réellement trop vieux pour ce genre de c…

Alors ça déroule, ça explose, ça poursuit un guéridon, ça brûle, ça pleut… Même les rappels des épisodes précédents sont là : la maison qui, après avoir été partiellement détruite et explosée reçoit ici son coup de grâce. Mais qu’importe, chacun arrive au bout du film, qui se termine sur un générique de photos, celle d’un album qu’on feuillette et qui contient des portraits ou des groupes de tout ceux qui ont participé à ce dernier film : non seulement les acteurs, mais aussi les techniciens, cameramen, monteurs, décorateurs, jusqu’aux maîtres-chiens et au secouriste !


Une tétralogie qui se termine comme on l’aime, en feuilletant un album de famille dont on a été, le temps de quatre films, l’un des membres.

 

 

  1. Je ne vais pas tous les énumérer, allez voir vous-mêmes…
  2. Le temps du film, quoi !
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