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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Ang Lee
L'Odyssée de Pi (Life of Pi - Ang Lee, 2012)

Superbe.

C’est le mot qui nous vient à la sortie d’une vision.

C’est un film d’un très grand esthétisme, interprété par des acteurs convaincants, servis par une photo sublime.

On y retrouve les couleurs de l’Inde (le héros est originaire de Pondichéry) est un bestiaire improbable. Non pas parce que les animaux n’existent pas, mais parce qu’on ne s’attend pas à voir un tigre, un zèbre ou encore un orang-outan dans un canot de survie.

 

Mais reprenons : Pi (Suraj Sharma) est un petit garçon qui grandit à Pondichéry et a un drôle de handicap : Pi est le diminutif de Piscine Molitor. Pour des Français, seule l’incongruité du nom est notable (1). Mais dans un pays anglophone, piscine se rapproche du terme « pissing » qui n’a rien d’agréable (2)…
Alors pour simplifier, on l’appelle « Pi », comme π (3).

Les parents de Pi sont des gens rationnels : sa mère Gita (Tabu) est botaniste et son père Santosh (Adil Hussain) est directeur du zoo de Pondichéry.

Malheureusement le zoo ferme et la famille Patel s’en va au Canada.

En cours de route le bateau coule et Pi se retrouve seul dans un canot, fréquenté aussi par un zèbre, une femelle orang-outan (Orange Juice) et un tigre qui répond au nom de Richard Parker.

S’ensuit une odyssée dans le Pacifique – 227 jours – où Pi va devoir survivre tout en cohabitant avec Richard Parker.

 

Nous allons alors suivre toutes ces journées qui semblent interminables, avec finalement un océan qui porte bien son nom : de nombreux plans nous montrent l’embarcation sur une eau tellement calme qu’on croirait voir un miroir, avec aussi des méduses lumineuses qui donnent une dimension surnaturelle à l’intrigue.

L’odyssée de Pi est tout sauf ordinaire, et on en vient parfois à douter de la véracité de l’histoire que raconte un Pi adulte (Irrfan Khan) toujours ému par son histoire.

 

Et il y a de quoi, parce que si l’extraordinaire histoire qu’il raconte est vraie ou fausse, il n’empêche que Pi a perdu toute sa famille dans le naufrage.

En effet, les compagnies d’assurance étant ce qu’elles sont, Pi doit tout de même raconter une histoire plausible : alors il le fait.

Laquelle renferme donc la vérité ? A vous de choisir.

Ou faites comme les Japonais qui ont fait le déplacement au Canada pour recueillir le récit du naufrage du bateau…

 

Mais quelle que soit votre version de préférence, vous vous laisserez envahir par cette histoire où jamais un naufrage ne fut plus beau (4), et expédition de survie aussi fabuleuse.

 

 

  1. Si des parents français donnent parfois des prénoms bizarres à leurs enfants, je n’ai jamais entendu parler d’un enfant au nom d’un bâtiment ou autre lieu public.
  2. Je vous laisse aller chercher la traduction.
  3. Une scène le voir même remplir les tableaux de la classe avec quelques décimales…
  4. Même le Titanic de James Cameron n’a pas ces merveilleuses teintes… Ce qui est normal, car là, c’était surtout le bateau qui était le centre de l’intrigue.
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