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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guy Hamilton, #James Bond, #Espionnage
Vivre et laisser mourir (Live and let die - Guy Hamilton, 1973)

James Bond est de retour !

Après un piètre épisode diamantaire, Guy Hamilton reprend le personnage.

Mais sans Sean Connery (1).

C’est donc le très british Roger Moore qui a l’honneur de lui succéder, devenant le troisième interprète de l’agent secret mythique.

Et dès le générique, le ton a changé.

Tout d’abord, l’agent qui s’avance à travers la mire n’a plus de chapeau, et en plus, il est blond.

 

Quand enfin il apparaît, on ne peut s’empêcher de penser à Lord Brett Sinclair : il faut dire que Roger Moore a passé les deux années précédentes sur la série.

A la différence de Sean Connery, Moore a une approche qui beaucoup plus flegmatique. Il faut dire aussi que Sir Sean est avant tout écossais.

Mais heureusement pour nous, ce nouvel interprète s’en tire assez honorablement :remplacer un tel géant n’était pas gagné. D’un autre côté, au vu du film précédent, il était difficile de faire pire.

 

Avec Sean Connery, c’est aussi un groupe immense d’adversaires qui s’en vont : Blofeld et donc le SPECTRE disparaissent de la série jusqu’au retour aux sources du début XXIème siècle et surtout Spectre (2015).

Qu’importe, ceux qui nous sont proposés font l’affaire, Kananga (Yaphet Kotto) et le terrible Tee Hee (Julius W. Harris) en tête, sans oublier le rire du Baron Samedi (Geoffrey Holder).

C’est aussi dans cet épisode que James a pour la première fois une relation avec une femme noire, la belle Rosie (Gloria Hendry). Et tous les adversaires de Bond sont cette fois-ci tous noirs.

 

Mais les premières fois ne concernent pas seulement l’interprète principal : pour la première fois donc, nous voyons M (Bernard Lee) se rendre directement chez James pour lui signifier sa nouvelle mission. Cela permet à Miss Moneypenny de s’y rendre et aussi de constater que James n’était seul ce soir-là… Quant à Q (Desmond Llewelyn), il n’est fait référence qu’à son nom à propos de la montre de Bond qui a subi quelques réparations fort utiles, ma foi.

 

Pour le reste, on a droit à deux belles poursuites : l’une en avion avec des voitures chassant James ; l’autre en hors-bord dans le Bayou, qui nous permet aussi de rencontrer un personnage bien singulier, le shérif J.W. Pepper (Clifton James).

Pepper est un flic de Louisiane, truculent et chiqueur de tabac et surtout à l’accent sudiste très prononcé (2) : une véritable caricature de shérif.

Et les James Bond Girls ? Outre Gloria Hendry, nous avons droit à la superbe Jane Seymour qui fait ses premiers pas au cinéma. Elle est Solitaire, une cartomancienne très douée mais qui perdra son don en rencontrant intimement James (3).

 

Tout est donc là pour nous faire passer un bon moment : jolies filles, action et humour british.
Que demander de plus ?

Le petit plus : c’est l’immense Paul McCartney et ses Wings qui interprètent la chanson titulaire.

 

  1. Connery était tout à fait d’accord avec le choix de Moore pour le remplacer.
  2. Clifton James (1920-2017) était né à Washington D.C. Pepper fera à nouveau une apparition dans l’univers de James Bond lors du film suivant.
  3. Comme c’est étonnant !
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