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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #X-Men, #James Mangold
Logan (James Mangold, 2017)

2029.

Il n'y a plus de mutant. Enfin pas de nouveaux venus. Seulement les vieux, qui attendent la mort, quand ils peuvent mourir.

Parce que Logan (Hugh Jacman) - James Howlett - est immortel. Il est le Wolverine. Celui qui sort des lames de ses mains, entre ses doigts.

Mais depuis quelques temps, les lames sortent moins bien. Il a des cheveux gris. Il boite.

Il vieillit.

Il vit à l'écart, avec un homme qui ne sort jamais à découvert : Caliban (Stephen Merchant). Il vit aussi avec un vieux paralytique : Charles Xavier (Patrick Stewart).

On dit même que ce vieil infirme a autrefois dirigé une école très particulière. Pour des enfants eux aussi, très particuliers.

Alors quand Gabriela (Elizabeth Rodriguez) débarque dans leur vie avec sa fille Laura (Dafne Keen), ils réalisent que leur tranquillité est terminée. Cette gamine est recherchée.

Recherchée par des gens qui ne lui veulent pas que du bien.

 

Wolverine est de retour. Mais ce n'est plus le même. C'est lui, sans être lui. On l'a réveillé alors qu'il cuvait : alors il n'est pas très content. Jusque là, rien de bien changé.

Mais c'est son aspect qui nous frappe : il a vieilli. Ses cheveux grisonnent, il boite, et il encaisse de plus en plus difficilement. Il a toujours ses réflexes, certes, mais il arrive en bout de course.

C'est la même chose pour Charles Xavier. Il est nonagénaire, maintenant. Lui aussi arrive en bout de course.

Alors quand Laura débarque dans leur vie plus ou moins tranquille, c'est une révolution. L'ultime épreuve des X-Men, ou plutôt de ce qu'il en reste.

 

James Mangold ne fait pas dans la dentelle : ça cogne, ça flingue et ça découpe à tour de bras. Mais malgré tout, il travaille à l'ancienne : ce n'est pas - comme je le craignais - un déferlement de prises de vue d'un dixième de seconde mises bout à bout. Il prend son temps. On a le temps de voir ce qui se passe. On a le temps de digérer les informations. Un peu trop parfois, tant les images sont crues. Ce n'est pas Wolverine qui impressionne le plus, c'est Laura. Elle a l'agilité et les pouvoir de son aîné, mais c'est une enfant. C'est en cela que le film est terrible.

Malgré tout, Mangold reste dans un registre humain. Ce en sont pas des prouesses toujours plus incroyables les unes que les autres. Il reste dans une forme de réalisme (malgré le côté futuriste de l'intrigue) qui rend les images plus proches de nous et parfois un peu rudes.

C'est aussi ce réalisme qui donne tout son sel à ce film, brisant par là une espèce de tabou : que deviennent les super-héros quand ils vieillissent ?

Une fois la question posée, le reste suit et le film enchaîne scènes d'action et de répit, avec en bout de course, inéluctablement - même pour Wolverine, semble-t-il - la mort. La mort qu'il attend et qu'il désire depuis le premier épisode.

Mais Wolverine est immortel, nous le savons tous.

Alors nous assistons à ce que nous subodorions dès premières passes d'arme de Laura. Et avec un certain plaisir. Wolverine vieillit. Mais il grandit. Il a des responsabilités, lui qui a toujours tout fait pour les fuir. Et il ira jusqu'au bout. Cette fille qui lui tombe du ciel, n'est-ce pas aussi sa rédemption - thème cher au cinéma américain - qui arrive ? N'a-t-il pas vécu toutes ces décennies que pour cet instant-là ?

 

Avec cet ultime épisode (en date), c'est une page qui se tourne. Est-ce la dernière ?

Comme le dit mon ami Farid : « ça m'étonnerait qu'ils lâchent une telle franchise ».

Il a certainement raison.

Hélas ?

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