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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #George Miller, #Science-Fiction
Mad Max 2 : le Défi (Mad Max 2: The road Warrior - George Miller, 1981)

Ca commence aussi par une poursuite en voiture. Mais cette fois-ci, c'est Max (Mel Gibson, encore lui) qui est poursuivi. Par d'autres barbares de la route.

Et ça se termine encore par une autre poursuite.

Par contre, à coup d'archives en noir et blanc, George Miller nous expose le contexte futuriste qui faisait défaut dans le premier opus. A coup d'images d'actualités des années 1940s à 1960s, un mystérieux narrateur nous explique comment on est arrivé à ce monde de chaos (guerres, violences urbaines), et en fin de séquence, ce qui est arrivé à Max avant.

Il y a beaucoup de similitudes entre les deux films, mais cette fois-ci, les protagonistes ont un but véritable, ce que n'avaient pas les autres dans le numéro un : récupérer l'essence, pour les méchants, atteindre un monde paradisiaque pour les gentils.

Et Max, au milieu de tout ça ? Il sera le passeur. Celui qui permettra d'atteindre cet eldorado maritime gorgé de soleil.

Mais qu'on ne s'y trompe pas : Max n'a pas l'intention de rejoindre cette communauté. Comme vu dans le premier volet, Max continue sa route, imperturbable, jusqu'au bout.

 

Beaucoup pensent que ce deuxième épisode est mieux que le premier. Il faut dire que devant le succès du précédent, le budget a été multiplié par dix.

Alors, évidemment, les images s'en ressentent. Tout de même, je reste un tantinet sceptique.

Nous retrouvons donc Max très peu de temps après avoir éliminé le Toecutter (il porte les stigmates de ses blessures). Mais il n'a pas changé : il est seul et entend le rester.

Pourtant, il accepte - un peu forcé par les circonstances il est vrai - d'aider cette communauté qui n'est certainement pas constituée de doux rêveurs. Car s'ils ont des rêves d'un monde meilleur, ils aussi des armes redoutables : arcs, flingues et lance-flamme.

En face, la horde de barbares est plutôt réussie : Humungus (Kjell Nilsson), un mystérieux chef tout puissant cachant son visage sous un masque et qui n'est pas sans rappeler Jason des Vendredi 13 ; l'autre grand méchant étant Wez (Vernon Wells), punk iroquois homosexuel qui entre facilement en transe. Bref, que du beau monde.

Et ces méchants se distinguent des précédents par une violence plus forte, comme tout le film, d'ailleurs.

 

Mais si les méchants ont gagné en relief, il n'en va pas de même pour Max. Il n'est que chauffeur dans cette aventure. Certes, il a perdu sa famille, mais tout de même, son personnage manque de consistance. Il n'a pas vraiment de conscience comme précédemment. Il est devenu une sorte de mercenaire de la route. Mais après ce qu'il a vécu, comment pourrait-il en être autrement ?

Mais ce qui le caractérise le mieux, c'est le nom que lui donne le narrateur : guerrier de la route. C'est un guerrier, un petit peu justicier (son passé dans la police a quand même déteint sur sa personnalité), efficace, mais malgré tout seul. Irrémédiablement seul.

 

Enfin de compte, Miller nous propose un deuxième opus énergique et efficace des aventures de son héros, sans être toutefois vraiment la suite du premier, la fin de la séquence noir et blanc devenant plus un prétexte pour raccrocher les deux films.

En effet, chaque film peut se regarder indépendamment l'un de l'autre. Ce qui peut expliquer aussi le manque de relief de Max.

Dommage.

 

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