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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Sport, #David S. Ward
Les Indians (Major League - David S. Ward, 1989)

La « Major League » (le titre original), c’est ce qu’on pourrait appeler la première division de base-ball dont l’équipe de Cleveland (Ohio) est membre depuis plusieurs décennies. Mais le dernier titre de champion remonte à 1948, soit quarante ans ! (1)

De toute façon, Rachel Phelps (Margaret Whitton), ex-showgirl, n’a qu’une envie, c’est de déménager l’équipe à Miami. Pour cela, les Indians doivent finir dernier. Elle engage donc une équipe de bras cassés (2) pour mener à bien ce projet.

Est-il besoin de dire qu’elle n’y arrivera pas ?

 

On connaît David S. Ward comme surtout scénariste, et en particulier comme celui qui écrivit l’intrigue de The Sting : belle performance. Par contre, question réalisation, il ne faut pas s’attendre à des merveilles : chacun son métier, aurait-on tendance à penser.

Mais son film n’est pas pour autant inintéressant. On peut décemment le qualifier de sympathique, même si le scénario est un tantinet cousu de fil blanc : un tel ramassis de minables doit gagner le championnat !

Et comme Ward est un réalisateur occasionnel, il se base sur des interprètes à la hauteur : Tom Berenger (Jake Taylor) en vétéran-mentor aux genoux en lambeaux ; Charlie Sheen (Rick « Wild Thing » Vaughn) en lanceur myope ; Rene Russo (Lynn Wells) ou encore Wesley Snipes (Willy Mays Hayes) coureur (presque) incapable de frapper une balle.

A ce quatuor de personnages s’ajoutent quelques phénomènes vieillissant – Eddie Harris (Chelcie Cross) et Roger Dorn (Corbin Bernsen) – ainsi qu’un batteur adepte du vaudou.

 

Bref, tout ce qu’il faut pour constituer une comédie réjouissante et cela fonctionne. D’autant plus que Ward pimente cette intrigue d’hommes par quelques incursions amoureuses voire sexuelles histoire de sortir de ce milieu un tantinet rempli de testostérone.

Cinq ans après The Natural, le base-ball fait toujours recette au cinéma, et malgré son côté institutionnel voire nationaliste, on peut aussi s’en moquer (gentiment).

On n’en sait tellement plus sur le jeu une fois le film terminé, mais ce n’est pas le plus important.

Ward a voulu nous détendre et nous faire rire (3). Il y parvient. Que demander de plus ?

 

  1. Le film a été tourné en 1988.
  2. C’est le cas de le dire.
  3. Grande ambition !
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