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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #Charles Chaplin, #Henry Lehrman
Pour gagner sa Vie (Making a Living - Henry Lehrman, 1914)

Pour gagner sa vie, et d’une certaine façon épouser la femme qu’il aime (Virginia Kirtley), une espèce de vagabond (Charles Chaplin) va s’essayer à devenir reporter. Et comme en amour (comme à la guerre, hélas), tous les coups sont permis, il va voler le travail d’un véritable journaliste (Henry Lehrman), créant au passage de nombreux incidents impliquant entre autres un couple marié et les inévitables policiers de la Keystone (1).

 

Il a un chapeau, une redingote, une canne et des moustaches. Chaplin arrive sur les écrans en ce début de février 1914. Mais nous sommes encore loin du personnage de vagabond qui va lui apporter le succès (mérité) : son costume est plutôt clair et il est en outre affublé d’un monocle qui est plus une gêne qu’autre chose.

En effet, ce monocle lui donne un rictus assez désagréable qu’il abandonne immédiatement quand il l’enlève, permettant l’apparition de ce sourire (communicatif) que nous connaissons bien.

De plus, ses moustaches tombantes, de types cow-boy ajoutent à l’aspect artificiel engendré par le monocle.

 

Et ne négligeons pas l’intérêt le plus important de ce court film : il s’agit du premier Chaplin. Certes, il n’est qu’acteur (2), mais on voit pointer ce qui va faire le succès de ce personnage, une fois qu’il aura trouvé ses véritables attributs : outre le sourire, ce drôle de vagabond (3) n’a aucune véritable morale et fera tout pour arriver à ses fins.

Mais ce n’est pas encore lui qui dirige, c’est alors Henry Lehrman, un gagman-réalisateur de la Keystone qui, en plus de réaliser, apparaît dans ses films. Mais ce n’est pas un réalisateur très original ni innovateur, et outre un travelling arrière (à deux reprises), ce sont essentiellement des plans d’ensembles (4) qui s’enchaînent, avec les gags habituels de la compagnie de Sennett.

On notera tout de même la présence d’un acteur qui suivra longtemps Chaplin dans les années qui vont suivre : Chester Conklin (un policier).

 

Patience, encore quelques mois avant que Chaplin franchisse le pas et surtout mette au point ce personnage reconnaissable entre tous… Pour l’allure, il la trouvera dès le film suivant (Kid auto Races in Venice qui sort cinq jours plus tard), et pour la réalisation, il faudra attendre le 20 avril de cette même année pour en voir le résultat (Twenty Minutes of Love), quelques jours après son vingt-cinquième anniversaire.

 

  1. C’est normal, c’est la compagnie de Mack Sennett, producteur du film.
  2. Ce qui n’est déjà pas mal, reconnaissons-le !
  3. « a bum » (un clochard, un bon à rien…) l’appelle son adversaire.
  4. Pas toujours bien cadrés d’ailleurs, mais n’est-ce pas dû à la copie visionnée ?
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