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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Barry Sonnenfeld, #Men in Black
Men in Black II (Barry Sonnenfeld, 2002)

Cinq ans ont passé depuis l’arrivée de J (Will Smith) dans l’équipe des MiB (Men in Black). Mais si le boulot est toujours aussi spectaculaire et secret, J n’a plus l’entrain du début. Il quelque chose à sa vie solitaire. Quelque chose ou plutôt quelqu’un.

Heureusement pour lui, Serleena (Lara Flynn Boyle) débarque sur la Terre, à la recherche de la « Lumière de Zartha ».

Et la seule personne dont J a besoin, c’est K (Tommy Lee Jones), dont il a effacé la mémoire à la fin de l’épisode précédent.

 

On retrouve donc nos agents en noir préférés dans une nouvelle aventure où il sera encore une fois question de sauver la Terre , ce qui n’est qu’accessoire : dans ce métier-là, il faut toujours sauver la Terre.

Mais cette fois-ci, le ton est donné dès l’ouverture et l’introduction du film par la firme Columbia : la la torche que la jeune femme (la Liberté éclairant le monde) porte au-dessus d’elle n’est rien d’autre qu’un « neurolyseur » : l’appareil, un flash puissant, émet un éclair qui efface la mémoire de ceux qui le regardent, permettant ainsi de protéger l’activité secrète de la branche MiB.

 

Encore une fois, l’enjeu de cette intrigue relève la relativité. En effet, tout comme l’Univers est un espace infini d’une grandeur incommensurable, l’infiniment petit l’est aussi.

Rappelez-vous, dans le premier, il fallait retrouver la ceinture d’Orion. Mais cette ceinture ne désignait pas les trois étoiles alignées de la constellation du même nom, mais plutôt une sorte de sphère accrochée au collier d’un chat prénommé Orion. Cette sphère renfermait une galaxie immense, mais dans l’infinitésimal. En clair, tellement petit qu’il faudrait un microscope utra puissant pour en détailler les éléments.

Parce que ici aussi, nous avons affaire avec l’infiniment petit.

 

Barry Sonnenfeld s’est pêrmis de brouiller les cartes dès la première séquence : on y voit Peter Graves (dans un de ses derniers rôles au cinéma) présenter une histoire sensée ne pas exister avec des agents habillés de noir qui n’existeraient pas plus, à propos d’une Lumière de Zartha imaginaire convoitée par une créature maléfique nommée Serleena tout aussi virtuelle. Bref, une série sur le paranormal qui entretient la très célèbre « Théorie du Complot ».

Alors quand le vaisseau de la vraie Serleena atterrit sur Terre (il ressemble à un cornet de glace à une boule, doré et pourvu de pieds), on retrouve exactement le même vaisseau, à un détail près cependant : il ne mesure qu’une trentaine de centimètres !

 

Et comme dans l’épisode précédent, ça marche. On retrouve, au bout d’un moment, le K que nous connaissions, bon pied bon œil (derrière les indispensables lunettes de soleil) et toujours prêt à sauver le monde, ainsi que donner une leçon au blanc-bec*. On retrouve le directeur du service – Z (Rip Torn) – qui prend un peu plus de place dans l’intrigue, étant un des témoins de l’histoire initiale censée se dérouler en 1978, ainsi qu’un coéquipier aussi incongru qu’encombrant : Frank (voix de Tim Balney), le chien !

On retrouve aussi des personnalités qui seraient des ET : après Sylvester Stallone et Shaquill O’Neal, c’est Michael Jackson, qui offre ses services avec une insistance un tantinet irritante. Et bien sûr une galerie d’ET de toutes sortes mais tout de même humanoïdes dans l’ensemble.

 

Bref, on s’amuse avec le même bonheur devant ces aventures aussi spectaculaires qu’improbables**. Avec quelques petits clins d’œil : une référence à Spielberg, le producteur exécutif une fois encore, de même qu’une autre à Psycho III avec un gérant de magasin de vidéo un petit peu trop proche de sa mère…

Et on termine une nouvelle fois avec une mise en perspective exprimant à nouveau la relativité précédemment citée.

Superbe.

 

 

* Expression peu heureuse quand il s’agit de Will Smith. On préférera le terme « bleu ».

** Bien entendu, c’est ce qu’on voudrait nous faire croire !

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