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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #F. Gary Gray, #Barry Sonnenfeld
Men in Black: International (F. Gary Gray, 2019)

Sept ans que Barry Sonnenfeld nous avait offert une fin à sa trilogie.

Ils sont tout de même de retour, et cette fois-ci, on peut vraiment compter une WiB (1) parmi eux : M (Tessa Thompson).

Pour le reste, rien n’a changé, seuls les menaces d’annihilation de la Terre changent, et bien sûr les protagonistes humains qui nous intéressent : les fameux MiB.

Z n’est plus là, et en plus le regretté Rip Torn (Z) nous a quittés un mois après la sortie du film, quant à J (Will Smith) et K (Tommy Lee Jones), on retrouve mention de leur passage dans l’agence à travers une gravure rappelant leur exploit du premier film.

Seules quelques créatures nous ramènent aux films précédents, dont les célèbres vers sur pieds qu’on aperçoit sortant du train intercontinental. L’autre étant Frank the Pug, le chien qui assure l’entrée du siège MiB.

 

Encore une fois, il est question de sauver le monde, et encore une fis, ils y parviennent, enfin surtout elle.

Elle, c’est la nouvelle venue dans l’organisation, M. Elle est très forte et sait que les MiB existent. Elle a quelque chose de J dans le premier opus, mais ressemble à son inverse. Tout d’abord, c’est une femme (évident, non ?), ce qui pose un petit problème – réglé avec humour – à propos de l’appellation de l’agence. De plus, J ne connaît pas l’organisation avant de rencontrer K alors que M n’a qu’une seule envie : en faire partie. Pour le reste, elle possède à peu près les mêmes qualités que son prédécesseur (2), ce qui ne gâte rien.

J’oubliais : elle a un allié de poids en la présence de Pawny (voix de Kumail Nanjiani), qu’on peut qualifier de « pion de la reine » : tout un programme.

 

Pour le reste, ça déroule. C’est très (trop ?) spectaculaire et outre Tessa Thompson, on peut apprécier la prestation de Chris « Thor » Hemsworth dans un rôle encore une fois un tantinet décalé : bellâtre présenté comme  « sauveur du monde » dans le monde MiB, on a tout de même du mal à croire à cet exploit tant il peut sembler empoté. Mais ne vous y fiez pas, il n’est pas MiB pour rien.

On notera aussi un changement dans les mœurs du service (un signe des temps ?) : à l’instar de M (Judi Dench) chez James Bond, c’est une femme qui dirige l’agence américaine, l’agent O (Emma Thompson).

 

Mais malgré tout cela, ce nouvel opus des MiB nous laisse sur notre faim et on ne retrouve pas le ton comique empreint d’une certaine dinguerie des films de Sonnenfeld. Ce dernier a beau être producteur exécutif, ce n’est pas lui qui dirige et le film s’en ressent.

Il manque ce grain de folie et de décalage par rapport aux différents extra-terrestres présents.

F. Gary Gray ne semble pas réussir à trouver le bon mélange entre la parodie et le sérieux, insistant peut-être un peu trop sur ce dernier aspect au détriment de l’aspect comique indispensable à ce genre de film. Quant aux différents « aliens » rencontrés, on ne peut s’empêcher de se demander s’ils ne se sont pas échappés de Starwars.

Dommage.

 

  1. Woman in Black.
  2. « à peu près » parce qu’en fait, elle est – à mon avis – beaucoup plus forte.
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