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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Brian de Palma, #Mission impossible
Mission: Impossible (Brian de Palma, 1996)

Une mèche s’allume.

La musique de Lalo Schifrin démarre.

Mr Phelps (Jon Voight).

Nous y sommes : Mission impossible.

 

Après un retour sur les petits écrans entre 1988 et 1990, la mythique série de 1966 créée par Bruce Geller arrive (enfin ?) sur les écrans. Alors préparez-vous à des sensations fortes, parce que ça va décoiffer (surtout à la fin).

 

On commence par une opération qui se termine, avant d’en engager une autre, commandée à Mr Phelps, sur une cassette vidéo (on ne fait plus les bandes magnétiques), qui, bien entendu, va s’autodétruire dans les cinq secondes qui suivront la retransmission.

Nous sommes donc en terrain connu, et nous attendons la mise en place d’un stratagème autant ambitieux qu’impossible (sinon, pourquoi un tel titre ?). Et nous l’avons. Jim met en place son équipe, et en route pour Prague : avec, entre autres, sa femme Claire (Emmanuelle Béart), Sarah (Kristin Scott Thomas) et l’inévitable transformiste Ethan Hunt (Tom Cruise).
 

C’est Brian De Palma qui est à la direction, alors il va y avoir du sang. Il y en a, mais pas autant que d’habitude. Quant au sexe, qu’on retrouve souvent dans son cinéma, il n’en est pas question ici, la série originelle n’étant pas spécialement axée sur ce thème.

Mais pour le reste, on en a pour son argent. Des opérations d’envergure (pénétrer dans le siège de la CIA à Langley, échange de disquette sur l’Eurostar…), c’est un festival d’images fortes pour des sensations similaires, grâce à l’arrivée du numérique au cinéma, permettant de nouvelles possibilités techniques en termes d’effets spéciaux.

Mais si la technique est de pointe, il est amusant de constater l’obsolescence du matériel utilisé dans les opérations menées par cette équipe (de rêve ?) : des disquettes !

Pour le reste, ça marche. Sauf que…

 

Sauf que dès la première demi-heure, de Palma casse son jouet : l’opération à Prague est un fiasco, tout le monde meurt (même Mr Phelps !) ou presque. Reste Ethan, bien seul face à une administration qui se rend bien compte que sa survie est louche, surtout qu’il existait une taupe dans l’organisation.

Nous sommes donc sauvés, l’aventure va continuer : Ethan reprend le flambeau. Mais sans Jim Phelps, c’est tout le charme de la série qui s’efface. Déjà que ce n’était pas Peter Graves…


Pour le reste, de Palma reste dans le cahier des charges, proposant tout de même une lutte spectaculaire sur le TGV dans le Tunnel sous la manche – le « Chunnel » l’appelle Max (Vanessa Redgrave et ses magnifiques yeux bleus) – avec en plus du train un hélicoptère piloté par une espèce de psychopathe renvoyé de la CIA – on comprend rapidement pourquoi – du nom de Krieger (Jean Réno, qui avait les faveurs du public américain depuis Léon), le out à la vitesse intrinsèque du train (voilà aussi la raison pour laquelle « ça décoiffe ! »).

 

Impressionnant. Mais il manque tout de même un petit quelque chose pour faire de ce film autre chose qu’un épisode supplémentaire de la série sur grand écran. Peut-être une dimension plus humaine des personnages qui ne sont ici que des spécialistes remplissant des tâches bien précises pour un résultat qui, s’il éradique un mal, ne procure qu’un contentement relatif, les protagonistes retournant, semble-t-il à leur anonymat.


A moins qu’il y ait une suite…

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