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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Biopic, #Maurice Cloche
Monsieur Vincent (Maurice Cloche, 1947)

1617.

Monsieur Vincent de Paul (Pierre Fresnay) arrive à Châtillon-sur-Chalaronne où il vient d’être nommé curé. Il y est reçu par des jets de pierres par les habitants cloîtrés chez eux (1), l’une d’entre eux étant pestiférée.

Aidé de son sacristain (Marcel Pérès), il va enterrer dignement cette femme et révéler qu’elle n’est pas morte de la peste.

C’est le début d’une grande vocation auprès des petits et des pauvres qui commence et qui l’amènera à Paris créer la Compagnie des Filles de la Charité (qui perdurera jusque dans les années 1970), qui accueillera les indigents de Paris et alentour.

 

Bien sûr, il s’agit d’un film édifiant à la gloire de celui qu’on appelait d’abord Monsieur de Paul, dont le parcours fortement atypique méritait tout de même un film (2). Et le Vatican l’a même qualifié parmi les 45 plus importants films religieux.

Mais c’est avant tout le jeu d’acteur de Pierre Fresnay qui est remarquable, Maurice Cloche – obscur réalisateur français qui réalisa tout de même jusqu’en 1983 (pour la télévision) – réalisant un film très honnête (3) qui se concentre essentiellement sur la véritable vocation de M. Vincent de s’occuper encore et toujours des indigents.


Pierre Fresnay y est comme à son habitude magnifique dans ce rôle d’homme humble. De plus, le maquillage d’Igor Keldich est remarquable : dans les dernières séquences du film (en 1660, l’année de sa mort) la ressemblance est frappante entre l’acteur et les diverses reproductions qu’on peut consulter du saint homme (4).

Une affiche de l’époque annonçait que sa prestation serait une grande date dans sa carrière : ce fut le cas. En plus d’interpréter avec beaucoup de justesse ce personnage fascinant, il fut récompensé à Venise pour sa prestation et salué un peu partout dans le monde entier.

 

Et la religion dans tout ça ?

Eh bien nous sommes bien loin de ce que nous proposaient les réalisateurs américains de cette époque voire après (voyez chez Cecil B. DeMille, par exemple). Il n’y a rien de grandiose dans cette histoire, seulement la foi de ce petit curé qui accomplit de grandes choses. Et les dialogues d’Anouilh (excusez du peu) se contentent du minimum religieux nécessaire. Il n’y a aucune volonté prosélyte affirmée, seulement un hommage appuyé à un prêtre qui s’éleva contre les mentalités fatalistes de l’époque (qui perdurent, malheureusement chez certains) : si les pauvres sont pauvres et malheureux, c’est la volonté de Dieu.

 

Et en plus, cet homme fit des émules à travers le monde. Cela valait tout de même bien un film, non ?

 

  1. Déjà !
  2. C’est le mécréant qui vous parle !
  3. Normal quand on aborde la religion, non ?
  4. Il fut canonisé en 1737.
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