Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Henry Hathaway, #Marilyn Monroe
Niagara (Henry Hathaway, 1953)

NB : article partial, l'auteur est amoureux de Marilyn Monroe

 

Les Chutes du Niagara et Marilyn Monroe sur la même affiche : deux stars mondiales, encore aujourd’hui. Alors que l’eau de l’Erié descend vers l’Ontario, Marilyn, elle, monte : elle tient le haut de l’affiche avec Joseph Cotten et Jean Peters, mais n’y apparaît pas de bout en bout (1).

D’une certaine façon, on retrouve la  Marilyn du film précédent (Troublez-moi ce soir), mais dans un rôle de personne à peu près normale.

 

Mais avant tout, les Chutes du Niagara, c’est le refuge des jeunes mariés. C’est le cas des Cutler qui arrivent à Niagara Falls où ils ont loué un bungalow pile en face des chutes.

Sauf que les anciens occupants sont toujours là et que ça ne va pas fort entre eux : lui est un traumatisé de la guerre de Corée, et elle a un amant. On peut rêver mieux comme voyage de noces…

 

Si ce film n’a pas révélé Marilyn, on n’en est pas loin. En effet, elle envahit l’écran dès qu’elle apparaît. Et personne ne reste indifférent à sa démarche ni à ses tenues. Même les couples qui dansent s’arrêtent, les hommes étant subjugués par cette apparition.

Et Hathaway nous propose aussi de magnifiques gros plans de l’actrice, pas toujours très habillée… Il semble d’ailleurs que ce fut un problème pour Hathaway, puisqu’il dut recourir à une postproduction pour assombrir la scène dans la douche, Marilyn restant beaucoup trop près du rideau pour les censeurs de l’époque. On ne peut s’empêcher de penser à ce qu’elle disait l’année précédente à propos d’un parfum très célèbre…

 

Pour le reste, comme on a pu le lire, c’est une histoire assez banale, peu morale, bien sûr, mais qui a le mérite de détoner par rapport à ce qu’on imagine de Niagara Falls. Ce fut d’ailleurs un sujet de polémique pour la ville avec cette histoire d’adultère, de meurtre et de suicide. Pas si glamour que ça, finalement.

Malgré& tout, on y retrouve la ville telle qu’elle fut (et est encore à certains endroits), les chutes étant continuellement présentes dans les scènes d’extérieur : il suffit qu’une porte s’ouvre pour qu’on entende le bruit des cataractes (2).

 

Mais si le film est resté dans les esprits c’est avant tout grâce à la star : chaque plan où elle apparaît est magnifique, de près comme d’un peu plus loin. De plus, elle campe une superbe Mrs Loomis, retorse et rouée juste ce qu’il faut pour condamner son attitude sans toutefois entamer l’admiration qu’on peut lui vouer : elle est LA femme fatale.

Face à elle, tous les autres peuvent paraître bien mornes, mais ce serait méconnaître le talent de Jean Peters ou bien sûr Joseph Cotten qui se hissent au même niveau de jeu. Par contre, on ne peut pas en dire de même de Casey Adams/Max Showalter (Ray Cutler) qui a plus un rôle de faire-valoir et subséquemment est relégué à l’arrière-plan dans cette histoire dramatique.

 

Parce qu’il y a du drame, et ceux qui tombent ne se relèvent pas et le carillon qui jouait Kiss reste silencieux alors que nous voyons, à travers les rangées de cloches avec leurs marteaux immobiles, le corps de Rose.

 

Par contre les eaux continuent de tomber, imperturbables, pendant que s’affiche le mot (3) fin.

 

 

(1) Ce sera le cas lors du prochain film : Gentlemen prefer Blondes, où elle partage l’affiche avec Jane Russel et où elle joue, elle amuse et elle chante vraiment !

 

(2) C’est la première chose qu’on entend en arrivant là-bas : pas de besoin de les voir pour sentir leur présence.

 

(3) Les mots plutôt – the End – le film étant en VO…

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog