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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #David Hartford, #Lon Chaney
Nomads of the North (David Hartford, 1920)

Territoires du Nord-Ouest, à 1500 Miles de Montréal…

Les McDougall, père (Melbourne McDowell) et fils (Francis McDonald) dirigent Fort O’God. C’est là qu’habite Nanette (Betty Blythe) avec son père (Spottiswoode Aitken).

Tout le monde aime Nanette : le fils McDougall, mais aussi O’Connor (Lewis Stone), le Mountie (police montée canadienne). Mais le cœur de Nanette appartient à un trappeur, Raoul Challoner (Lon Chaney).

Mais Raoul ne revient pas… tout de suite.

 

Un bien curieux film que celui que nous propose David Hartford : oscillant entre le film documentaire, le film animalier et le film catastrophe. 

Documentaire car on y découvre la rude vie dans ces territoires, la nature sauvage voire hostile et des paysages grandioses.

Animalier parce qu’on suit à plusieurs reprises les aventures de deux animaux : Brimstone (un chien) et Neewa (un ours), compagnons de solitude de Raoul. Ces intermèdes au premier abord incongrus se justifient par le rôle joué par ces mêmes animaux dans les conflits humains – surtout entre McDougall et Raoul.

Catastrophe enfin parce que les protagonistes doivent affronter un feu de forêt dantesque, avec mort au bout. Bref, du grand spectacle.

 

C’est cet aspect du film le plus surprenant. On s’attend à un film petit budget (la tempête se déclarant sur le hameau peut paraître risible tellement la maquette est identifiable), avec peu de spectacle et on est presque bluffé par le tour spectaculaire que prend la fin du film.

 

Mais le film est remarquable surtout par son trio de vedettes.

Lewis Stone, toujours impeccable, raide comme la Justice – il représente la Loi – et homme de devoir avant tout : il est donc un Mountie plus vrai que nature. Mais s’il est un homme de devoir, il est aussi, et avant tout un homme, qui sait où se termine son devoir et quand il doit fermer les yeux.

Cela nous donne une fin – convenue, certes – mais qui a dû amener quelques larmes aux spectatrices de 1920…

Betty Blythe – encore une actrice aux grands yeux bleus – femme a priori faible, mais dans ces contrées rudes, une femme ne peut pas l’être, alors on a une Nanette qui sait se défendre quand sa sécurité et celle de son enfant (un très beau bébé, même le Mountie fond…) sont menacés (par l’infâme McDougall fils !).

Lon Chaney, enfin, dans un rôle étonnamment normal : pas de maquillage, pas de handicap ni de mutilation.

Pourtant, quand il chavire dans les rapides, on a pu se demander si on n’y viendrait pas : il a mal aux jambes et doit se traîner sur la berge pour se remettre de ses émotions. Mais c’était une fausse alerte. Alors on le voit dans un rôle (presque) normal, poursuivi par la Justice, certes, mais souriant et heureux : il faut en profiter, on n’en a pas toujours l’occasion !


Finalement, un (pas si) petit film (que ça) sans prétention, où la Justice, malgré les apparences, est rendue : le méchant est châtié, et de quelle façon* !

 

 

 

* Voyez-le, vous comprendrez !

 

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