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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie dramatique, #Henry Hathaway
C'est pour toujours (Now and forever - Henry Hathaway, 1934)

Jerry Day (Gary Cooper) est un escroc à la petite semaine, un tantinet voleur quand l’occasion se présente. Il va de palace en palace exécuter ses petites arnaques jusqu’à ce que son passé se rappelle à lui : avant d’être marié à la belle Toni (Carole Lombard), il a eu une autre femme et surtout une petite fille.

Décidé à « vendre » cette enfant à son (ex) beau-frère (George Webb), il va rencontrer la petite Penelope « Penny » Day (Shirley Temple). C’est une révélation : non seulement il ne va pas la vendre, mais en plus, il va l’emmener pour qu’elle vive avec lui.

Seulement ses activités (franchement) douteuses s’accordent très mal avec l’éducation d’une jeune enfant…

 

Quelle affiche !

Henry Hathaway a rassemblé trois pointures pour cette comédie un brin douce-amère, et qui montre encore une fois (comme s’il y avait besoin) le talent de Gary Cooper. Et pour une fois, ce dernier n’a pas un rôle très clair : il ne possède pas la rectitude qu’on lui connaît, et l’épisode du collier d’émeraudes le prouve incontestablement.

Mais c’est surtout le duo qu’il forme avec Shirley Temple qui fait tout le sel du film. Le courant passe admirablement et la jeune Shirley (6 ans à la sortie du film) est formidable. Non seulement elle est très mignonne, mais en plus elle joue juste. Bien entendu elle chante, mais pas trop (2). De plus, elle se hisse au niveau de Gary Cooper (pas mal pour une gamine aussi jeune)

 

Hélas, cela relègue Carole Lombard en arrière-plan : quand on est trois, il y en a un de trop (1). Et cela est bien dommage parce que placée au premier plan, elle aurait très certainement donné une autre dimension à cette comédie. Mais Hathaway n’est pas Capra ni Lubitsch, et l’épisode du collier (toujours lui) ramène le trio – et surtout Jerry – à une réalité abrupte : certes Jerry est un père aimant et Penny lui est très attachée, mais il demeure un délinquant et ne peut décemment pas s’occuper d’une petite fille.

Bien entendu, nous retrouvons cette idée de rédemption chère au cinéma américain, et Jerry y est sur le chemin, payant d’une certaine façon le prix fort de deux manières, que je vous laisse découvrir.

 

D’où la teinte douce-amère de cette comédie : cela se termine presque bien.

 

  1. Je préfère la version anglaise : « two’s a company, three’s a crowd » (vous traduirez vous-même).
  2. C’est ce que j’ai du mal à supporter chez elle…
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