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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Steven Soderbergh, #Gangsters, #George Clooney
Ocean's Thirteen (Steven Soderbergh, 2007)

Et de trois !

 

Danny Ocean (George Clooney) revient une dernière fois pour un nouveau coup du siècle (que va-t-il rester pour les braqueurs suivants ?). Avec lui, sa fine équipe de monte-en-l’air le suit dans une aventure qui nous ramène aux origines : Las Vegas.

Mais cette fois-ci, il n’est pas question de s’attaquer à Benedict (Andy Garcia). Il existe un autre genre de patron de casino, de la pire espèce : Willy Bank (Al Pacino).

Al Pacino est un ami de Reuben (Elliot Gould). Mais si ce dernier n’est pas toujours du bon côté de la loi, il a un sens de l’honneur qui fait cruellement défaut à Bank. De plus, ils sont unis par un lien invisible et indéfectible : ils ont serré la main de Sinatra !

Et comme Bank, de par sa malhonnêteté (oui, chez les voleurs, on sait rester honnête !), a failli tuer Reuben, Danny et ses copains ont décidé de donner une bonne leçon à cet importun.

 

On retrouve donc les mêmes protagonistes, de Danny Ocean à Saul Bloom (Carl Reiner), en passant par Frank (Bernie Mac, qui mourra un an après la sortie du film), Livingston (Eddie Jemison), ou encore les frères (ennemis) Malloy (Casey Affleck & Scott Caan, le fils de James)…

Sans oublier l’incontournable Terry Benedict, qui, pour cette occasion passe de l’autre côté ( ?).


Mais si nous nous retrouvons dans un schéma éprouvé, le renouvellement se fait avant tout dans les motivations de notre équipe préférée. Alors que le premier coup (2001) permettait à nos voleurs de devenir riches assez rapidement, que le deuxième coup (2004) leur permettait de sauver leur peau, ici, il en va tout autrement : il s’agit d’une vengeance contre un personnage qui a l’avantage de faire converger toutes les antipathies du milieu : autant dire que nous spectateurs sommes absolument conquis par cette idée et allons soutenir cette entreprise.

En effet, et comme le dit le proverbe : « voler un voleur, ce n’est pas voler. »

Enfin, un petit peu quand même…

 

Nous sommes donc prêts à assister à un magnifique coup d’éclat. Et de ce côté-là, on n’est pas déçu. C’est à nouveau un festival de ruses, de faux-fuyants et entourloupes, exécutés de mains de maîtres, nous donnant un plaisir encore plus grand que dans les précédents épisodes : nous savons comment travaillent ces hommes, et nous réjouissons donc de les voir à nouveau enfumer leur(s) victime(s). Et la présence de François Toulour (Vincent Cassel) – le Renard de la Nuit, un tantinet mauvais joueur quant à ses déboires passés – ne les arrêtera pas, malgré la menace qui plane sur leur entreprise.

 

Ce sont donc deux heures de mise en place et exécution d’un plan réglé au millimètre, voire à la milliseconde, sans toutefois nous éviter un petit accroc de dernière minute – l’intervention de l’agent Caldwell (Bob Einstein) du FBI – afin de pimenter cette expédition au résultat (trop ?) couru d’avance.

Le tout avec un ton un peu plus ironique, un peu comme s’il existait une complicité entre les braqueurs et leurs spectateurs de l’autre côté de l’écran.


Et les femmes dans tout ça ? Si on excepte Abigail Sponder (Ellen Barkin) et Debbie, on ne les voit pas beaucoup. Ni Tess (Julia Roberts) ni Isabel (Catherine Zeta-Jones). C’est avant tout une histoire d’hommes, et surtout, comme le dit Danny : « ce n’est pas leur combat ! ».


Qu’importe, le résultat est là, et magnifiquement là.

 

 

PS : En prime, Deux beaux moments du film :
- Linus (Matt Damon) interprétant Lenny Pepperidge;
- Danny & Rusty (Brad Pitt) regardant Oprah Winfrey à la télévision.

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