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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guerre, #Horreur, #Julius Avery
Overlord (Julius Avery, 2018)

Nuit du 6 juin 1944 : à 6 heures, les troupes vont débarquer sur les plages de Normandie.

Pour l’instant, les troupes parachutées traversent les lignes pour désorganiser l’armée allemande quand le premier tir de barrage aura lieu.

C’est dans un cargo volant qu’on découvre le soldat Boyce (Jovan Adepo) et ses camarades, dont l’objectif est un poste de transmission installé dans une église, qu’ils doivent détruire avant le commencement de l’opération militaire la plus spectaculaire du 20ème siècle, dont le nom de code est Overlord (1).

Mais arrivés à cette église, les quelques rescapés se retrouvent en présence d’une organisation qui va au-delà d’une simple base de communication : dans le souterrain de l’église, des expériences terribles sont mises au point avec des cobayes récupérés dans la population locale.

 

Nous assistons à un retour en force de la Seconde Guerre mondiale au cinéma ces dernières années, et ici, Julius Avery nous propose un mélange des genres, rappelant un peu le second opus des aventures de Captain America (2) pour les expérimentations nazis, une dimension horrifique en plus.

 

Le début du film n’est pas sans nous rappeler Il faut sauver le Soldat Ryan, mais rassurez-vous, n’est pas Spielberg qui veut. Parce que rapidement, ce qui devait être toute un escadron se retrouve presque anéanti : seuls 6 soldats ont survécu suite aux tirs de la DCA qui a détruit leur appareil. Et certains pas longtemps après.

Là s’arrête donc le rappel, Avery, se démarquant alors totalement du maître Spielberg, donne une dimension surréelle à son film, utilisant des teintes peu communes dans les films de guerre. Mais cela ne dure pas et le réel (ou supposé tel) revient et nous emmène dans une histoire improbable de recherche de l’immortalité : comme toujours avec les nazis (les méchants toutes catégories) on peut développer des histoires plus ou moins réalistes, accumulant n’importe quelle atrocité ou élément surnaturel (cf. Hellboy).

 

Alors on regarde avec un sourire narquois cette histoire fort improbable où alternent les scènes fortes et les moments un peu plus calmes, mais pas obligatoirement sans violence. On y retrouve la même exposition réaliste des différents accessoires guerriers avec moult litres d’hémoglobine, cela va de soi : nous sommes dans un film d’horreur, tout de même !

C’est peut-être d’ailleurs pour ça qu’on a du mal à y croire : Avery a tendance à en faire un peu trop, basculant à un moment plus du côté gore sans vraiment en revenir.

 

Pour le reste, c’est un film encore une fois distrayant, mais n’attendez pas autre chose. ON y trouve quelques personnages franchement retors : Ford (Wyatt Russell, le fils de Kurt) et Wafner (Pilou « Euron Greyjoy » Asbæk).

Ford est un vétéran, comparé à Boyce ou ses compagnons : il a fait la campagne d’Italie. De plus, ses pratiques sont fort étranges pour Boyce, qui n’est rien d’autre qu’un bleu dans un jeu de grands. Le pragmatisme de Ford va d’ailleurs à l’encontre des belles idées de Boyce, considérant la mort des compagnons comme un mal nécessaire.

En face, on trouve l’infâme Wafner, et donc Asbæk encore une fois dans un rôle de gros méchant, avec ce qu’il faut de cruauté.

Face à ces deux hommes très particuliers, Boyce fait bonne figure, son court engagement ne l’ayant pas encore rendu insensible voire inhumain. Et en plus, il est noir, ce qui est plutôt rare pour les films narrant cette période parce qu’il ne meurt pas avant la fin !

Reste l’élément féminin, Chloé (Mathilde Ollivier), actrice française qui donne un cachet d’authenticité à son rôle, nous évitant quelques idiomes français habituels avec un accent nord-américain prononcé un tantinet artificiels.

Si le film est parfois très (trop ?) spectaculaire – ça explose de partout – on peut toutefois noter un superbe maquillage : il faut dire qu’ils sont une quarantaine de la conception à la réalisation.

 

Au final, un film pas si mal que ça, mais réservé plutôt aux amateurs du genre : professeur Allen John, vous êtes excusé.

 

  1. Voilà pour le titre.
  2. The winter Soldier (2014)
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