Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #John Woo, #Ben Affleck
Paycheck (John Woo, 2003)

Michael Jennings (Ben « Batman » Affleck) est un génie. Doté d’un cerveau hors du commun, il offre ses services contre une très forte rétribution (1). La raison de son salaire (1) surdimensionné ? Après avoir travaillé pendant huit semaines à un projet ultrasecret, on lui efface tout souvenir de cette période.

Quand son vieil ami James Rethrick (Aaron « Two-Face » Eckhart) lui propose de travailler pendant trois ans pour une gratification (1) mirobolante (un nombre à 8 chiffres !), il accepte presque sans hésiter.

Mais quand il sort de cette période, la mémoire effacée et qu’il récupère ses affaires, il sent que quelque chose ne va pas : ce ne sont pas les siennes. Son compte en banque n’affiche pas le nombre à huit chiffres annoncé.

 

Nous sommes ici au croisement du film d’espionnage et de science-fiction, bien que la science-fiction soit le thème le plus important. On retrouve aussi un élément qui était central au magnifique Eternal Sunshine of the spotless mind de Michel Gondry (2004) : la mémoire.

Mais alors que le film de Gondry concernait une relation amoureuse catastrophique, ici, nous sommes dans le domaine de la haute technologie et du secret industriel.

De plus, tout ce qui relève de la philosophie et du souvenir en tant que partie de l’homme n’est pas évoqué ici, le procédé d’effacement de la mémoire étant considéré comme tout à fait normal, même si bien cadré car dangereux pour la santé, et ce même au niveau du FBI.

 

D’ailleurs, ce n’est pas cela qui intéresse John Woo dans cette intrigue, mais plutôt la façon dont Michael Jennings va se sortir du guêpier dans lequel il est tombé. Parce que vous vous en doutez : Son « vieil ami » ne l’est plus vraiment (un ami). Pour cela, une enveloppe contenant 20 objets qui seront déterminants dans les heures qui suivent le « retour à la vie » de son héros.

Chacun des objets va alors servir à lui permettre non pas de retrouver sa mémoire – de ce côté-là, c’est irrémédiable – mais de se sortir d’épreuves qui le mènent droit à sa propre mort.

Oui, nous sommes dans une histoire de machine à voyager dans le temps, ou plutôt de machine temporelle, parce que personne ne voyage. Mais je n’en dirai pas plus.

 

John Woo nous balade autant que son personnage d’un lieu à l’autre, d’une situation dangereuse à une autre qui l’est encore plus pour notre plus grand plaisir, l’enveloppe devenant le fil rouge de tout ceci : le recours à ses objets n’est pas sans me faire penser au sac à dos de Dora….

Bien sûr, les méchants le sont juste assez pour assurer le succès du film et les scènes d’action sont spectaculaires.

Bref, on ne s’ennuie pas, mais on peut se demander ce qu’aurait fait de Michael Jennings celui qui fut le premier choix : Matt Damon…

Parce que Ben Affleck ne semble pas aussi à l’aise que dans un rôle réaliste.

 

  1. Une traduction possible du titre
  2. Qui refusa, l’intrigue rappelant un peu trop pour lui celle de La Mémoire dans la peau.
Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog