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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #Paul Powell, #Mary Pickford
Pollyanna (Paul Powell, 1920)

La vie n’est pas facile pour Pollyanna (Mary Pickford).

Après avoir perdu sa mère, c’est son père (Wharton James) qui est terrassé par une maladie. Seule, elle est recueillie par sa dernière famille, sa tante Polly (Katherine Griffith), une vieille fille un tantinet acariâtre.

Mais même ici, ce n’est pas la grande joie, et pourtant, Pollyanna est un véritable rayon de soleil pour ceux qui l’entourent : seule la vieille tante n’est pas vraiment convaincue par la bonne humeur de la jeune fille.

Et puis vient le drame : alors qu’elle sauve une petite fille d’une voiture un peu trop rapide, Pollyanna est renversée : ses jambes ne répondent plus…

 

A l’origine, c’est un roman d’Eleanor H. Porter, et une pièce de Catherine Chisolm Cushing. Mais Pollyanna, c’est avant tout Mary Pickford, encore une fois une toute jeune fille pleine de malice et d’espièglerie, mais surtout une personne qui irradie ceux qu’elle côtoie – sauf la vieille tante, cela va de soi – et amène le sourire jusqu’aux lèvres des spectateurs.

Son maître-mot, c’est « glad » (contente) : même dans les moments les plus difficiles, elle est toujours contente d’une autre chose qui va consoler à défaut de compenser.

A ses côtés, on trouve le jeune Jimmy Bean (Howard Ralston), orphelin lui aussi, et bien un peu amoureux de Pollyanna, véritable complice et ami de la jeune fille.

 

Evidemment, Mary Pickford est da  ns son élément, dans cette adaptation de la grande Frances Marion, même si on ne peut s’empêcher de penser qu’elle a quinze ans de plus que son personnage (1). Et si elle a la teille d’une enfant, elle n’en a pas moins un visage de femme, un petit peu trop grand pour une fille de 12 ans. Mais encore une fois, son enthousiasme balaie cet inconvénient et on s’amuse de c e mode de vie optimiste et surtout des différentes saillies que profère la jeune fille, toujours « contente » quoi qu’il arrive.

Et bien sûr, la tante acariâtre va se révéler aimante – qui aurait pu en douter ? – et l’intrigue se terminer en apothéose de bonheur.

 

Et puis derrière la caméra, outre Paul Powell qui signe ce petit film, on retrouve le grand Charles Rosher qui sait filmer Mary Pickford, depuis le temps qu’il la voit tourner devant lui. Les gros plans qui la présentent ont toujours la même beauté que ce soit ici ou deux ans plus tôt – lors de leur première collaboration – dans The Little Princess.

Mary Pickford est superbe, et Rosher sait cadrer les détails important de son beau visage : son sourire, bien sûr, mais aussi une larme de découragement…

 

Alors même si l’intrigue est convenue, que le film reste très académique, on se laisse emporter par la belle Mary et surtout par l’enthousiasme de son personnage, rayon de soleil dans ces vies marquées par le malheur : l’arc-en-ciel dans le paysage pluvieux qui l’accueille à la descente du train.

 

(1) Mary Pickford a 27 ans pendant le tournage.

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