Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #John McTiernan, #Science-Fiction
Predator (John McTiernan, 1987)

Avec John McTiernan, on est toujours sûr de ne pas s’ennuyer.

Et ici encore, on est comblé. D’autant plus que c’est Arnold Schwarzenegger qui tient le haut de l’affiche, fort de ses deux rôles devenus depuis mythiques : Conan et Terminator T-800 (modèle 1-01).

N’attendez pas trop de finesse, il faut que ça pète et surtout que ce soit spectaculaire.

 

L’intrigue n’est pas des plus compliquées : un commando est chargé de récupérer des otages dans la jungle guatémaltèque. Son leader : Dutch (Schwarzy), ancien du Viet Nam et de l’Afghanistan (1). Son commanditaire est un ancien ami qui travaille maintenant à la CIA : George Dillon (Carl « Apollo Creed » Weathers).

Tout se passe relativement bien : les ravisseurs, aidés d’un consultant russe (2), sont éliminés avec explosions diverses et mitraillages en règle.

Mais, et sans le mais pas de film, sur le chemin ils découvrent les vestiges d’un précédent commando, éliminés jusqu’au dernier par une créature étrange et difficile à distinguer : le Predator du titre, interprété par Kevin Peter Hall, qui interprète aussi le rôle d’un pilote d’hélicoptère, ce qui nous permet de mettre réellement un visage sur son nom.

 

Il faut dire que ce personnage d’origine extra-terrestre (3) n’a d’humain que la forme générale du squelette, ayant même des mains à cinq doigts ! Il porte une combinaison qui n’est pas sans rappeler n’importe quel film qui se déroule dans l’espace, porte ce qui ressemble à une perruque reggae et un masque qui tient plus du casque qu’autre chose.

Mais là où est l’intérêt du scénario, c’est la non-matérialisation de cet individu. En effet, sa combinaison lui permet un camouflage parfait qui fait dire à la première personne qui l’aperçoit que c’est comme si la nature bougeait.

Et McTiernan joue sur le mystère qui entoure cette créature en ne révélant sa réelle apparence qu’à la moitié du film. Quant au véritable visage (gueule ? museau ?) de cet ET, il faut attendre la toute fin pour apprécier le superbe travail de Scott H. Eddo et son équipe. Mais je vous laisse juge de l’effet.

 

Bref, cette créature va éliminer tous les membres du commando jusqu’à ce que Dutch en ait assez et prenne les choses en main, passant du statut de gibier à celui – à son tour – de prédateur.

Parce qu’en fait, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une grande partie de chasse. Alors on pense (presque) tout de suite – enfin je pense – à The most dangerous Game (Schoedsack & Pinchel) 55 ans plus tôt. On y retrouve en plus un arbre enjambant une dépression (en moins grand bien sûr), mais sans les cris de Fay Wray.

Certes, le charme du Comte Zaroff n’est pas là, mais le spectacle est tout autant assuré, jusqu’au feu d’artifice final (au propre comme au figuré) qui amène la destruction de ce déplaisant personnage.

 

On a de l’action, du spectacle et un peu d’humour (un tantinet lourdingue) et quelques habitués de ce genre de production, Bill Duke (Mac) en tête. A noter aussi la présence de Shane Black (un des premiers membres du commando à disparaître) qui réalisera le quatrième opus (4) tiré de ce personnage de Predator inventé par Stan Winston (1946-2008), grand spécialiste du maquillage et des créatures au cinéma.

 

Alors laissez-vous faire… Ou passez votre chemin.

 

 

  1. Qu’y a-t-il donc fait ?
  2. En 1987, nous sommes en pleine Guerre froide, ne l’oubliez pas.
  3. La séquence d’ouverture voit un vaisseau spatial larguer une capsule qui va s’écraser sur terre. Bien sûr, ce vaisseau est aussi silencieux que ceux de Starwars
  4. Eh oui, quand on a un film à grand succès, il y a aussi des suites…
Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog