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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Fantastique, #Mike Newell
Prince of Persia (Mike Newell, 2010)

 

Dastan (William Foster puis Jake Gyllenhaal) était un gamin des rues. Mais suite à un acte de bravoure – attaquer un soldat du Roi de Perse Sharaman (Ronald Pickup), avec une pomme (1) – ce dernier décide de l’adopter.

Il en est tout naturellement devenu prince de Perse.

La Perse est un royaume immense, mais des peuples fomentent un soulèvement contre le roi : Dastan et ses frères (les véritables fils du souverain) vont attaquer la cité d’Alamut, dirigée par une princesse aussi forte que belle : Tamina (Gemma Arterton).

Pendant la prise de la ville, Dastan récupère une relique aux pouvoirs étonnant : une dague dont le manche est empli d’un sable étonnant : celui du titre.

 

Cinq ans après Harry Potter et le Coupe de feu, Mike Newell réalise à nouveau un film où la magie et le merveilleux prennent une grande place dans l’intrigue, sans oublier de grandes scènes (d’action) spectaculaires, ainsi qu’une dose de romance pour faire bonne mesure.

Bien entendu, l’action est le principal ingrédient du film : il s’agit de l’adaptation du jeu vidéo Prince of Persia, (jeu de plateau apparu vers 1990) dont une extension portant le même titre que le film est sortie en 2003.

 

Dès la première séquence, on retrouve les bases du jeu : le jeune Dastan tente d’échapper aux gardes du Roi en passant par les toits, grimpant, sautant, se balançant à chaque obstacle rencontré. Nous sommes bien loin du premier jeu, vingt ans plus tôt, même si on y retrouve les bases. Mais comme entretemps, Ubisoft a sorti Assassin’s Creed (2007), on retrouve dans le film une esthétique proche de ce jeu.

Mais nous sommes au cinéma !


Et Mike Newell est à l’aise dans cette histoire qui aurait pu sortir des 1001 Nuits, où un jeune garçon des rues devient Prince de Perse : son courage et son grand cœur sont tout compte fait plus importants que sa naissance. Et une fois les éléments du jeu acceptés, on assiste à un film aux éléments d’intrigues, encore une fois, propices à une belle aventure mâtinée d’initiation : comme dans tous les cointe qui se respectent, Dastan sortira grandi et transfiguré de ces épreuves, amenant l’inévitable fin heureuse, dernière condition d’une bonne histoire.

 

Jack Gyllenhaal en Dastan est – comme toujours – impeccable, héros aussi réel que peut l’être Aladin ou Ali Baba, possédant toutes les qualités indispensables à un tel personnage, avec en prime un visage où transparaît un soupçon d’ironie, le rendant tout de suite sympathique.

Il est à noter par ailleurs, qu’on retrouve dans le petit William Foster réussit à nous donner la même expression du visage que celle de Gyllenhaal.


En face de notre héros, on trouve un méchant magnifique : sournois, hypocrite et froid. Et comme chez Goscinny et Tabary, c’est le grand vizir – Nizam (Ben Kingsley), le frère du Roi – qui est le méchant et veut, bien entendu devenir Roi à la place de son frère. Evidemment, Ben Kingsley est impeccable dans ce rôle, son côté britannique cadrant tout à fait avec la froideur de son personnage.

Quant aux aides de Dastan, en plus de la belle et talentueuse princesse, on trouve un chef de bande on ne peut plus commercial : le cheik Amar (Alfred Molina) dont chacune de ses interventions est motivée par son goût du lucre.

 

Et tout ça dans des décors somptueux. Le désert en devient lieu féérique dans lequel poussent des cités plus belles les unes que les autres. Et d’une façon générale, le merveilleux du film est avant tout créé par tous ces paysages grandioses, filmés avec des filtres accentuant cet aspect.

Un véritable décor de rêve.

 

Alors rêvons…

 

 

(1) La pomme est un élément qui apparaît à différents moments du film, rappelant sans cesse l’origine du héros. De la même façon, il y a une analogie entre d’un côté le destin de Sharaman avec son frère Nizam, et de l’autre entre Dastan et son frère Garsiv (Toby Kebbell), autre vrai fils du Roi.

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