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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Robert Schwentke, #Comédie, #Morgan Freeman
RED (Robert Schwentke, 2010)

Frank Moses (Bruce Willis, 55 ans) vit seul dans une grande maison alors que noël approche. Frank est retraité, et il passe son temps à lire des romans d’espionnage et regarder un noyau d’avocat germer.

Mais en cette période de noël, son ancien service a décidé de lui offrir un petit cadeau : le radier définitivement des fichiers.

Après en avoir réchappé, Frank décide de revoir ses anciens collègues de travail : ceux qu’il fréquentait quand il travaillait pour la CIA, avant la disparition du rideau de fer…

 

Nous faisons donc la connaissance de ceux qui, une vingtaine d’années auparavant (avant 1989, quoi), étaient employés par les différents service de contre-espionnage. Enfin bref : c’était des agents secrets.
Aux côtés de Frank, on retrouve Joe Matheson (Morgan Freeman, 73 ans) et Marvin Boggs (John Malkovich, 57 ans) pour la CIA, Victoria (Helen Mirren, 65 ans) pour le MI6, et Ivan Simonov (Brian Cox, 64 ans) pour le KGB. Bref des représentants des trois grands services secrets mondiaux d’avant.

C’est sûr, depuis la fin des régimes communistes, ces braves gens ont été un tantinet oubliés. Mais pas assez tout de même, puis que quelqu’un essaie de se débarrasser de Frank.

 

Nous sommes dans un film d’espionnage tout ce qu’il y a de conventionnel. A une exception près : les véritables vedettes sont âgées. Nous pénétrons alors dans un univers peu exploité au cinéma : la vieillesse de ces gens-là. Il faut dire qu’habituellement, leur espérance de vie est assez limitée voire réduite d’heure en heure.
Et ces vieilles gloires n’ont absolument rien perdu de leurs réflexes, compliquant une opération qui se voulait tout à fait normale, voire banale : éliminer des témoins gênants. Rien que de très naturel dans ce genre de milieu.


Mais c’est justement la présence de ces vieilles gloires qui fait tout le charme du film, le rendant bien improbable, mais tellement savoureux. En face de ces papis et mamie, on trouve une jeune garde, représentée par Cynthia Wilkes (Rebecca Pidgeon), directrice de service aux dents longues, et sous ses ordres William Cooper (Karl Urban), un jeune agent très talentueux dans le domaine des falsifications. Un genre de Frank Moses en plus jeune.

Et bien entendu, Robert Schwentke joue de cette différence d’âge, reprenant le sempiternel thème de lutte intergénérationnelle, où les jeunes ont tendance à pousser un peu trop vite les cartes vermeilles à la casse…

 

Et au milieu de tout ce beau monde : Sarah (Mary-Louise Parker), conseillère au fonds de pension qui ne connaissait Frank que parce qu’elle gérait son dossier…


Alors on s’amuse beaucoup. Il faut dire que parmi nos vieux  papis, on trouve un John Malkovich formidable : un agent à qui on a fait ingérer quotidiennement une dose de LSD a forcément des séquelles.
Mais cette aventure sous fond d’espionnage est avant tout une visite guidée des Etats-Unis : en effet, à chaque nouvelle ville traversée par Frank, on a droit à une carte postale en ouverture. Bien entendu, ce ne sont pas les sites les plus célèbres que nous visitons. Ce serait plutôt un circuit touristique des coulisses de la diplomatie mondiale : on fait un tour à Langley dans les locaux pas très accueillants de la Cia ; on pénètre l’ambassade de Russie… Bref, on voit ce que l’on veut d’habitude nous cacher.

 

Malgré tout, ces gens ont une vie : Frank aime Sarah et Sarah n’est finalement pas indifférente à ce grand chauve au gros pistolet ; Ivan aime Victoria, mais comme c’était la guerre froide, ils ne pouvaient pas trop se fréquenter ; et Marvin aime son cochon (si vous n’avez pas vu le film, vous ne pouvez pas comprendre.


Et entre toutes ces vieilles canailles s’installe un climat de tendresse teintée de nostalgie qui n’est pas pour déplaire.

 

C’est bien connu : c’était mieux avant.

 

 

 

PS : R-E-D = Retraité et Extrêmement Dangereux. Heureusement que cet acronyme convient au français, sinon, on se demande bien à quel titre nous aurions eu droit.

 

PPS: En prime, parmi les vielles gloires, on a le plaisir de retrouver Richard Dreyfuss (63 ans) et, dans un de ses derniers rôles, Ernest Borgnine (93 ans), gardien d’un service d’archives hautement confidentielles, et qui, bien entendu, n’existe pas.

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