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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Otto Preminger, #Marilyn Monroe, #Western

Un western en cinemascope, ça ne se refuse pas. Surtout quand c’est Preminger qui est aux commandes. Sous ses ordres, deux pointures : Marilyn Monroe (Kay) et Robert Mitchum (Matt).

C’est un an avant deux films qui vont compter pour eux : Sept Ans de réflexion pour Marilyn, et La Nuit du chasseur pour Mitchum.

Mais nous n’en sommes pas là.

Ici, c’est du western, du vrai, en format large. Alors on en a plein les yeux : des paysages plus ou moins hostiles, mais toujours grandioses.

On a droit aussi au village de tentes des prospecteurs, où les bâtiments importants (saloon) ne sont que des tentes plus grandes. Et quand Matt y arrive, c’est en même temps qu’un pasteur en mission pour les Indiens, mais qui finalement ferait mieux de rester s’occuper des « hommes blancs ».

Et puis il y a la rivière. C’est l’autre personnage du film. Elle est sans cesse présente. Matt devra y plonger pour sauver le radeau, nous permettant de voir des plans tumultueux de cette rivière aux rapides terribles. Et quand tout est terminé, quand Marilyn est de retour au saloon, que chante-t-elle ? Oui. La rivière.

Mais ce film, c’est aussi la rencontre improbable entre deux personnes totalement différentes. Ce qui les rapproche : Mark, le fils de Matt (Tommy Rettig). Ce qui les sépare : Weston, l’amant de Kay (Rory Calhoun).

Rencontre improbable, parce que quand nous voyons pour la première fois Kay chanter, tous les hommes du saloon écoutent religieusement sa chanson et ne la quittent pas des yeux. Pendant ce temps, Matt arpente la salle à la recherche de son fils, sans jamais lever les yeux vers elle. Sans parler du mépris réciproque concernant leurs conditions : elle « chanteuse » de saloon, et lui, sortant d’une peine de prison pour meurtre.

Quand, n’ayant plus d’autre alternative, ils décident de descendre la rivière fatale, une certaine animosité s’installe entre eux deux. Mais plus ils descendent dans la rivière, et plus leurs sentiments l’un envers l’autre s’élèvent. Et s’il n’y avait Weston, peut-être que leur relation serait différente.

Alors nous suivons leur périple jonché des dangers incontournables du western : Indiens hostiles (attaque de la ferme, du radeau), nature hostile (rivière, puma, vautours…), cowboys hostiles (Colby & Benson).

Il y a même l’explication finale au pistolet, dans la rue, mais là, Preminger va prendre le contre-pied des conventions habituelles. Et c’est tant mieux.

Alors, là encore, on savoure. On savoure la nonchalance et l’amour pour son fils de Robert Mitchum, ours au cœur gros comme ça. Et puis on savoure la voix sensuelle et chaude de Marilyn, même quand elle chante Down in the Meadow !

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