Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Michael Caton-Jones, #Histoire
Rob Roy (Michael Caton-Jones, 1995)

De la musique celtique (1), des lacs (« lochs » bien sûr), des montagnes et du tartan : pas de doute, nous sommes en Ecosse et plus précisément dans les Highlands. C’est ici que vivait Raibeart Ruadh MacGriogair, plus connu sous le nom de Rob Roy McGregor (Liam Neeson). Il dirige un clan d’éleveurs et décide d’emprunter au riche Anglais du coin – le Marquis de Montrose (John Hurt) – pour se lancer. Mais le protégé du marquis, le bâtard Cunningham (Tim Roth), aidé de Killearn (Brian Cox) l’homme d’affaire de Montrose, vole l’or prêté.

Sommé de rembourser et refusant les magouilles de Montrose, McGregor entre en clandestinité.

 

On a souvent comparé Rob Roy et Robin Hood, ces deux héros légendaires qui détroussaient les riches. Mais si Robin des Bois rendait l’argent aux pauvres, Rob Roy a un autre dessein, espérant obtenir justice. De plus, si l’existence de Robin est sujette à controverse, Rob Roy fut un homme en chair et en os.

Mais trêve d’arguties.

 

Depuis La Liste de Schindler, Liam Neeson est passé définitivement au premier plan. Nouveau personnage historique, ce Rob Roy attire la sympathie comme le fera Michael Collins l’année suivante. L’humanité de Neeson transpire sur ses nouveaux rôles depuis le film de Spielberg. En effet, vous souvenez-vous du jeune réalisateur de clips vidéo qui tenait la dragée haute à Callahan-Eastwood (The dead Pool) ? Rien à voir avec ce héros écossais aux vertus nobles et fidèle à la parole donnée.

En face de lui, on trouve un méchant magnifiquement campé par Tim Roth. Cunningham est non seulement une crapule, mais il est aussi un salaud fini. Ses différentes exactions sont toutes plus révoltantes les unes que les autres, et on ne peut qu’applaudir à sa chute finale.

Pas étonnant qu’il fût nommé de nombreuses fois pour une distinction : elle viendra d’Angleterre, de la BAFTA (3).

 

Cette chute a lieu lors d’un duel à l’épée mémorable.  Certains le considèrent comme le meilleur jamais tourné. Pourquoi pas. Mais on en revient alors à Robin des Bois et cet autre fameux duel entre Errol Flynn et Basil Rathbone.

L’affrontement est assez terrible et d’une très grande justesse (2) et surtout très réaliste. Les passes de Tim Roth sont sublimes et les parades de Neeson à la hauteur : du très grand spectacle.

 

Si Tim Roth est magnifique, on a plaisir à retrouver John Hurt, dans le rôle de ce lord anglais aux mœurs plutôt louches (un jeune page noir est toujours à ses côtés), exprimant comme souvent le flegme britannique avec talent. Autre grand nom : Jessica Lange (Mary McGregor), qui ne peut plus jouer les jeunes premières mais est encore une très belle femme jeune, mais son accent écossais est beaucoup moins prononcé que celui de son partenaire.

 

Un film sympathique, tout compte fait. Et l’Ecosse est tellement magnifique…

 

 

  1. Interprétée par le groupe Capercaillie et sa chanteuse Karen Matheson.
  2. Je sais : on voit parfois l’épée de Tim Roth un tantinet courbée.
  3. British Academy of Film and Television Arts.
Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog