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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Kevin Reynolds, #Comédie dramatique, #Morgan Freeman, #Kevin Costner
Robin des Bois, prince des voleurs (Robin Hood,  prince of thieves - Kevin Reynolds, 1991)

Régulièrement, Robin des Bois revient sur les écrans. C'était le cas pour le film de Kevin Reynolds : voici donc une septième version, la deuxième de 1991 (l'autre était signée par John Irvin).

Mais cette autre version ne peut rivaliser face à ce Robin : Kevin Costner, propulsé au premier plan grâce à Danse avec les Loups.
Et on peut dire que ce dernier ne dépareille pas par rapport à ses deux glorieux prédécesseurs : Douglas Fairbanks et Errol Flynn. Il a l'agilité du premier et le charme du second.

C'est une vraie réussite. De plus Reynolds a donné une teinte plus réaliste, reprenant la légende et ses épisodes incontournables mais dans un contexte historique vraisemblable : les Croisades et la dure vie des hommes des bois [certes, la séquence d'ouverture aurait pu être évitée, mais dans ce cas, pas de Maure (voir plus bas), et donc une histoire un tantinet plus pauvre]. On a donc droit au duel au bâton sur la rivière ; l'attaque du chariot d'or ; les exactions des hommes du shérif ; le duel avec le méchant ; l'arrivée finale du roi Richard - un ancien Robin des bois lui aussi - ; et l'épisode de la flèche qui en coupe une autre ! Il ne manque que le prince Jean, grand absent de cette histoire : le shérif remplaçant avantageusement cet infâme personnage.

Pour le reste, les combats sont impressionnants de réalisme : le sang coule régulièrement, que ce soit pendant les combats ou pendant les serments.


Alors que Dwan ou Curtiz nous présentait un héros romantique un tantinet omnipotent, ici, c'est un personnage faillible, parfois un peu emporté, mais qui grandit. Il grandit surtout au côté de son compagnon maure : Azeem (Morgan Freeman).

Le Maure, c'est LA bonne idée. C'est le personnage le plus civilisé qui soit, mais qui pourtant est toujours considéré comme un barbare. C'est aussi, par ses accessoires, celui qui rétablit l'équilibre quant aux Croisades : non les Sarrazins n'étaient pas tous des barbares incultes ; et oui, les Croisés étaient de sacrés ignorants !
Et puis c'est Morgan Freeman.

 

Comme le disait Hitchcock (à moins que ce soit un autre, peu importe), pour réussir un film, il faut un méchant réussi. Et là encore, on a affaire à un cador dans la galerie des méchants : Alan Rickman, qu'on avait découvert dans Piège de Cristal où il interprétait un autre fameux méchant qui n'avait rien à envier au Shérif de Nottingham.

Parce que cette fois, c'est le shérif, le vrai méchant, alors qu'il était franchement ridicule chez Curtiz...

Ici, George (le petit nom du shérif) est un affreux qui tue de sang-froid quand il est déçu, même si c'est quelqu'un de sa famille. Il ne recule devant rien, et surtout, il a cette allure froide et flegmatique (on est anglais ou on ne l'est pas !) qui fit son succès dans la saga Harry Potter. Et en plus, il a été élevé par Mortianna (Geraldine McEwan), une sorcière un tantinet divinatrice... Bref, une autre personne peu recommandable.

Et puis il y a LA révélation ! Elle intervient vers la fin, mais ne change pas grand chose. Elle permet certains éclaircissements, c'est tout. On aurait pu s'en passer.

Terminons par la très belle Marianne (Mary Elizabeth Mastrantonio) : autrement belle que Olivia de Havilland (ce ne sont pas les mêmes beautés), mais plus forte et plus mordante. Elle aussi resplendit dans de magnifiques tenues et elle a ce sourire ironique qui augmente (si c'est encore possible) son charme.

 

Un belle version !

 

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