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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Sport, #John G. Avildsen
Rocky (John G. Avildsen, 1976)

Du sur mesure.
Sylvester Stallone, acteur de seconde zone dans les années 1970s, a écrit le scénario de cette histoire on ne peut plus américaine, illustration de ce célèbre – et chimérique – rêve américain : saisir l’opportunité de devenir riche, de devenir quelqu’un (1).

 

Rocky Balboa est une petite frappe de Philadelphie. Petite frappe dans deux sens : petit truand qui sert de coursier à un caïd local et boxeur obscur d’une salle de sport de quartier.

A l’autre bout du sport, on trouve Apollo Creed (Carl Weathers), champion du monde incontesté et qui veut, pour fêter le bicentenaire des Etats-Unis (nous sommes en 1976) donner sa chance à un boxeur inconnu pour un match de gala où sera tout de même mis en jeu le titre.

Et devinez quoi ? C’est Rocky qui est choisi !

Comment ? Par son nom « d’artiste » : The Italian Stallion (2).

 

Si John G. Advilsen a réalisé le film, c’est avant tout parce que Stallone ne se sentait pas de le faire, n’étant pas, à) l’époque, une vedette aussi incontournable que maintenant. Parmi les petits rôles qu’il interpréta auparavant, on notera un voyou qui s’en prend à Woody Allen dans Bananas. D’ailleurs, fort du succès du film, Stallone lui-même réalisera les trois épisodes suivants de la série avant le retour d’Advilsen pour le cinquième.

Bien sûr, comme c’est un film de boxe, ce n’est pas ce sport qui est le plus important dans l’intrigue, mais bien le personnage titulaire.

 

Rocky n’est rien d’autre qu’un minable qui va, par sa persévérance, devenir quelqu’un. Comme je l’ai déjà dit pus haut, nous sommes en plein rêve américain. Mais cette évolution ne se fera pas facilement.

Et ce qui va sauver Rocky, c’est l’amour, cet amour qu’il éprouve pour Adrian (Talia Shire), vendeuse dans une animalerie et surtout sœur de Paulie (Burt Young), vendeur de viande du même quartier.

Sauver Rocky ? Bien sûr, il n’était pas concevable que nous n’eussions pas de rédemption !

En effet, de par ce combat à venir, Rocky va s’éloigner de Gazzo (Joe Spinell), le caïd local. De plus, son entraînement va le voir pratiquer une vie plus saine – ni alcool ni tabac (3) – ce qui est illustré par une séquence devenue depuis « culte », où on le voit monter les marches du Philadelphia Art Museum avec facilité, ce qui nous change de la première fois où il avait plutôt tendance à y cracher ses poumons qu’autre chose !

Cette montée des escaliers est surtout célèbre pour la musique qui l’accompagne : Gonna fly now de Bill Conti.

 

Au final, si le combat est bien sûr l’aboutissement du film, il n’en demeure pas moins accessoire dans l’intrigue. Tout au long du film, Rocky n’a qu’une envie : avoir une vie normale, avec la femme qu’il aime. Mais malgré ses allures de petite frappe, c’est un homme timide avec les femmes, voire carrément gauche : sa soirée avec Adrian est d’ailleurs une bonne illustration de cet état de fait.

Mais une fois l’exploit accompli – tenir 15 rounds et surtout faire vaciller le champion de son piédestal – Rocky n’a qu’une envie : retourner à sa vie quotidienne. Ni match retour (4) ni célébrité passagère (les médias qui couvrent l’événement) ne l’intéressent : la seule chose qui lui importe quand tout est – enfin – fini, c’est de retrouver Adrian, d’où ces appels désespérés devenus eux aussi « cultes », et qui vont au-delà de l’anecdote (5) : Rocky va enfin avoir la vie normale qu’il recherche.

 

  1. C’est bien connu, le monde se divise en deux catégories : « ceux qui ont réussi et ceux qui ne sont rien. » Personnellement, je préfère sans hésiter la distinction entre « ceux qui ont un flingue et ceux qui creusent. »
  2. « L’Etalon italien ». A noter qu’étalon se dit « stallone » en italien… Puisque je vous dis que c’est du sur mesure !
  3. Ni sexe non plus, d’ailleurs…
  4. Mais si, il y en aura un !
  5. La première diffusion à la télévision française nous permit d’entendre à longueur de récréation des adolescents plus ou moins boutonneux – et surtout plus ou moins distingués – hurler le prénom de la fiancée de Rocky. La première fois faisait sourire. La millième fois beaucoup moins.

 

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