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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Gareth Edwards, #Starwars, #Science-Fiction
Rogue one: a Starwars History (Gareth Edwards, 2016)

Un crâne dégarni.

Des cheveux grisonnants.

Une posture significative.

Et puis la voix : Peter Cushing est de retour sur les écrans…

Plus de vingt-deux ans après sa mort !

 

En fait, c’est plutôt la Force qui est de retour.

Après le mitigé Réveil de cette même Force, voici un ovni dans la saga. En effet, il n’y aura aucune suite à cet opuscule, les épisodes IV, V et VI étant depuis longtemps dans la boîte.

Alors on regarde, dubitatif au début, puis progressivement on tombe sous le charme de ce chaînon manquant entre les deux trilogies.
On se retrouve donc juste avant la capture de Leia par Vader, situation initiale de Starwars IV.

On rencontre donc Jyn (Felicity Jones), dont le père Galen (Mads Mikkelsen) est le concepteur de l’Etoile de la Mort, la super arme qui sera détruite par les missiles de Luke. Il y a aussi Cassian (Diego Luna), le compagnon un peu border line, comme avait pu l’être Han Solo, débrouillard et efficace ; Saw Guerrera (Forest Whittaker) en vieux guerrier revenu de tout… Et puis bien sûr, Krennic (Ben Mendelsohn), l’inévitable méchant qui devra porter la responsabilité en cas d’échec, parce qu’il faut bien qu’il y ait échec pour l’Empire, juste pour entretenir l’espoir. C’est bien connu : sans espoir, il n’y a pas de rébellion !

Bref, que du beau monde !

Mais surtout, ce qu’il y a de réjouissant dans ce film, c’est son retour aux fondamentaux.

On retrouve l’esprit de la saga originale, sans l’aspect nostalgique du dernier opus. On a plaisir à découvrir Mads Mikkelsen ou encore Forest Whittaker dans des rôles sympathiques (en clair, du bon côté de la Force), même si on sait que leur destin est déjà scellé : comme ils n’apparaissent pas dans l’histoire suivante (opus IV), ils ont très peu de chances de survivre au film. Il n’y a pas ce lien affectif qui nous unit à la Princesse Leia ou Han Solo qui apparaissent dans Le Réveil de la Force.

L’autre atout de cette œuvre, c’est le rythme. Malgré la tendance actuelle à la surenchère d’images, Gareth Edwards tient bon et nous fait un Star Wars à l’ancienne : il prend son temps pour exposer l’intrigue (pas de bande défilante, cette fois-ci). Et puis en plein cœur de l’action, alors que ça tire de partout, il arrive à tourner des plans qui durent plus d’une seconde !

Le tout en proposant une intrigue solide avec des situations, qui si elles sont improbables, restent tout de même vraisemblables.

Et puis il y a le grand retour de notre méchant préféré : Darth Vader (que la VF continue d’appeler Vador… Mais passons). Son apparition, une vingtaine d’années après ses mutilations est un vrai plaisir. Il y a toujours du grandiose dans l’intervention de ce personnage. Cela nous permet aussi d’avoir la séquence sabre-laser, incontournable dans la franchise Starwars, tout comme la réplique que tout le monde attend : « que la Force soit avec vous ! ».

Et puis il y a les batailles spatiales – toujours autant sonorisées, même si elles sont atténuées par la musique de Michael Giacchino.

Alors on savoure ces cent trente-trois minutes avec un plaisir non dissimulé, de l’annonce attendue (« a long time ago, in a galaxy far, far away… »), jusqu’au dernier accord de la bande originale, malgré le rappel Disney.

 

Et puis il y a le vrai clin d’œil nostalgique. Si, si. Il y en a un. C’est l’apparition de Leia (la regrettée Carrie Fisher), maquillée et relookée par la technique pour ressembler à ce qu’elle était. C’est assez bluffant et surtout émouvant. Une émotion qui n’était pas prévue – heureusement, d’ailleurs ! – mais qui prend tout sa dimension depuis le 26 décembre dernier, jour où elle allée retrouver Vader, Yoda et les autres…

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