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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Rob Reiner, #Kevin Costner
La Rumeur court... (Rumor has it... - Rob Reiner, 2005)

J’ai déjà parlé ici du Lauréat (Mike Nichols, 1967), et ça tombe bien parce que l’intrigue de ce film en découle directement. En effet, derrière la troublante Mrs. Robinson (Anne Bancroft) se cache une personne réelle : Katharine Richelieu (Shirley MacLaine). Cette Katharine Richelieu avait une fille, Jocelyne (Jennifer Bini Taylor), qui a elle-même une fille, Sarah (Jennifer Aniston). Cette même Jocelyne qui a fui avant son mariage avec le doublement Beau Burroughs (Kevin Costner) avant de revenir vers celui qui sera son mari, Earl Huttinger (Richard Jenkins).

Mais là où se base l’intrigue, c’est sur le délai entre le mariage de ses parents et la naissance de Sarah : et si, en fait, Beau Burroughs (1) était son vrai père ?

 

Cela semble bien compliqué tout ça, et c’est un fait : cette situation familiale singulière mêle habilement les intrigues des deux films auxquelles se gerffent quelques clins d’œil plus ou moins appuyés à d’autres films dont un du même Rob Reiner, le formidable When harry met Sally. En effet, on retrouve une jeune femme à la recherche du grand amour – même s’il semble être déjà là en la personne de son fiancé Jeff (Mark Ruffalo) – et de la référence à Casablanca dont l’intrigue elle-même n’est pas étrangère.

Comme dans le film de Curtiz, il y est question d’un trio amoureux avec la femme qui doit faire un choix entre deux hommes abandonnant celui qui représente la passion pour cour celui qui représente la raison. Mais avec tout de même de l’amour…

 

Si Sarah est le personnage central de l’intrigue, la présence de Katharine pimente judicieusement l’intrigue. Et Shirley MacLaine est à nouveau (2) une grand-mère particulière dont les caractéristiques sont rehaussées par l’aura de Mrs. Robinson : chacune de ses interventions sont attendues avec délectation, tant cette femme détone complètement avec l’environnement guindé de Pasadena.

De son côté, Jennifer Aniston est une Sarah adorable, complètement désorientée après avoir ouvert la boîte de Pandore, même si cette fois-ci, l’espoir en est sorti. On notera aussi la présence truculente de Kathy « Annie » Bates dans le rôle de la tante Mitzi, autre déclencheur de cette intrigue délicieusement embrouillée.

 

Alors, même si ce n’est peut-être pas le meilleur film de Rob Reiner (je préfère celui déjà cité ou The Princess Bride), il n’y a aucune raison de bouder cette comédie servie par des interprètes dans le ton, où humour rime avec amour (3), et donnant une suite inattendue au film de Mike Nichols. Inattendue mais bienvenue, une fois la tension drainée par Mrs. Robinson évacuée dès les premières images : une introduction habile qui donne le ton au film.

 

Et puis de toute façon, je suis un inconditionnel de Rob Reiner, alors...

 

  1. Les initiales sont les mêmes que celle du personnage interprété par Dustin Hoffman.
  2. In her Shoes est sorti trois mois plus tôt.
  3. Peut-il en être autrement ?
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