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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur
Saw II (Darren Lynn Bousman, 2005)

John Kramer (Tobin Bell), le tueur au puzzle, n’a pas cessé son activité meurtrière. Après les deux victimes (entre autres) du premier opus, il est de retour avec une maison dans laquelle sont enfermés plusieurs personnes, dont le fils du policier Eric Mathews (Donnie Wahlberg, le frère de), le jeune Daniel (Eric Knudsen).
Le policier – avec équipe d’intervention – a deux heures pour délivrer son fils, faute de quoi il périra par intoxication due à un gaz létal.

Mais cette fois-ci, il a un atout appréciable dans son jeu : il a mis la main sur John Kramer, qui lui propose – chose peu étonnante – un nouveau jeu. Le principe ? Discuter avec lui pour sauver son fils. Mais l’heure tourne et les participants du premier jeu meurent les uns après les autres, plus ou moins volontairement (1).

 

James Wan a laissé la place à Darren Lynn Bousman, et ce pour quelques films (2), qui signe en outre le scénario, avec celui qui avait élaboré l’intrigue – habile – du premier épisode : Leigh Whannell. On y retrouve en outre une ancienne « candidate » des jeux de Kramer : Amanda (Shawnee Smith), une ex-toxico. Mais à part ces personnages récurrents et le principe sadique qui régit Jigsaw-Kramer, nous sommes bien loin du premier épisode.

En effet, alors que l’intrigue montrait une certaine subtilité – malgré l’aspect gore assumé – ici Bousman construit son film dans la même verve que les films d’horreur d’antan » (Friday the 13th ou The evil Dead, pour ne citer qu’eux) : un groupe d’individu menacé par un psychopathe qui leur en veut.

 

Mais alors que d’habitude, cela se passe la nuit, ici, le seul temps important est celui qui s’écoule et les rapproche de l’issue fatale. Mais pour le reste, on reprend les mêmes ficelles : chacun – ou presque – va essayer de se la jouer solo, ne pensant qu’à sa propre survie, quitte à passer sur le corps (sans vie) des autres : ne vont-ils jamais au cinéma, toutes ces victimes ? Ne savent-ils pas qu’il faut s’unir si on veut avoir une chance de s’en sortir ? Encore que…

Quoi qu’il en soit, l’autre grande différence, c’est la quantité de sang versé tout au long du film, les différents protagonistes ne disparaissant pas des suites d’une maladie. Le sang est omniprésent, et même ceux qui ne meurent pas tout de suite en perdent tout de même du fait du poison respiré.

 

Bref, il n’y a pas que le policier qui voit rouge face à cet assassin singulier. Et alors que le premier opus nous avait gratifié de quelques éléments bien sanglants, Bousman et Whannell nous en proposent d’autre encore plus forts : nous sommes bel et bien dans un slasher à la limite du supportable, dans lequel Tobin Bell demeure un assassin toujours aussi fascinant. Sa retenue face à Mathews n’a d’égale que la sauvagerie générée par les situations dans lesquelles il a placé ses victimes.

 

Mais malgré tout, si l’intrigue possède à nouveau une subtilité – un tantinet prévisible tout de même – j’en suis arrivé à un moment de saturation : tout ce sang combiné au rythme parfois trop rapide des images (3) a tendance à étourdir le spectateur.

 

Il va me falloir du temps (pas mal) avant d’envisager de voir le troisième volet…

 

  1. Plutôt moins que plus, par ailleurs…
  2. Il va en tourner trois à suivre.
  3. C’est la première décennie du millénaire où les images sur l’écran se bousculent dans une seconde presque autant que sur une pellicule celluloïd (sans nitrate, bien entendu)…
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