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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Wes Craven
SCRE4M (Wes Craven, 2011)

On ferme.
Encore une fois, nous assistons à la fin d’un cycle, ou plutôt à la fin d’une franchise. En fait, cette fin est surtout due à la mort de Wes Craven quatre ans pus tard qu’à un désintérêt du public.

Et si ce dernier opus ne gagne pas la première place du box-office, il n’en demeure pas moins rentable puisqu’il dégage plus de 97 millions de dollars pour une mise de fonds de 40.

Bref, si ce n’est pas un hit comme a pu être l’opus 2, ce n’est pas pour autant un échec commercial.

 

Mais reprenons.

Sidney Prescott (Neve Campbell) et de retour à Woodsboro pour y présenter son livre racontant ses mésaventures des trois premiers films. Dans le même temps, Hollywood s’est emparé du thème et en a sorti 7 films (1) tous plus gores les uns que les autres (2).

Mais ce qui nous intéresse le plus dans cette nouvelle intrigue, c’est le retour aux sources : le lieu tout d’abord et le modus operandi.

Avec en prime, comme dans l’épisode 2 une réflexion sur le cinéma et ses sériels. Mais si Randy (Jamie Kennedy) est mentionné, l’intrigue a évolué, tout come le(s) tueur(s) : nous sommes dans l’ère numérique et internet est le premier média pour les vidéos.

 

Donc Sidney retourne là où elle a grandi et retrouve des personnages connus – Dewey (David Arquette), Gale (Courteney Cox) – et ceux qui ont pris sa place ainsi que celles de ses compagnons d’infortune : Jill (Emma Roberts), sa cousine, ou encore Charlie (Rory Culkin, le petit frère de Macaulay).

A nouveau, nous avons affaire à un tueur brouillon qui ne sait pas toujours comment tuer d’un seul coup – d’un autre côté, ça sanguinole plus – mais surtout Sidney n’est pas la cible privilégiée : tout le monde tombe autour d’elle, jusqu’à l’explication finale, rassurez-vous !

 

Et Wes Craven, que tout le monde attendait au tournant (3) nous gratifie ici d’une dernière suite pas si mal que ça. Je l’avais évoquée en conclusion lors de l’article sur Scream 3, mais je dois réviser mon jugement : certes Scream 4 n’atteint pas le niveau de ses deux premiers aînés, mais il n’en demeure pas moins un film intéressant, une nouvelle réflexion sur le cinéma d’horreur et autre, sans avoir pour autant le ton péremptoire de Randy.

Bien sûr, des similitudes sont là dans la construction et la structure, mais nous sommes tout de même dans une nouvelle intrigue qui va progressivement de détacher de ses modèles antérieurs pour prendre toute sa propre dimension.

 

A l’instar de l’épisode précédent, auquel il ressemble le moins, il reprend l’idée du double qu’il va dérouler jusqu’au bout. Rappelez-vous, ce n’est pas la première fois que nous avons cette idée : en effet, depuis Billy Loomis (Skeet Ulrich) et Steward « Stu » Macher (Matthew Lillard), le tueur de Scream est double, ce qui fait son originalité (4) et surtout sa force.

Et A nouveau, Wes Craven insiste sur l’iodée du double en mettant en scène des jeunes femmes comme prologue des épisodes 6 et 7 de Stab, déstabilisant le spectateur qui s’attend avant tout à un nouvel avatar de ce qu’il connaît. Mais le double va au-delà de ce que nous avions vu dans Scream 3 et ce sont les victimes initiales qui sont doubles : dans les films comme dans la « réalité » (5).

 

Bref, Wes Craven rebrasse les cartes sans pour autant changer sa main : Scream 4 est un nouvel avatar de sa série qui, s’il n’atteint pas le niveau des deux premiers opus n’en demeure pas moins un épisode intéressant, et surtout qui se bonifie avec le temps : chaque nouvelle vision amène son lot d’arguments pour en faire un film de qualité.

Et finalement, Scream 4 devient un film testament qui a tendance à tenir la route, dernière occasion pour un réalisateur hors du commun de laisser sa patte un tantinet morbide dans un genre tellement décliné qu’il en a perdu de sa première raison d’être : faire peur.

Wes Craven réussit une nouvelle fois à nous faire sursauter.

Attendions-nous autre chose ?

 

  1. Nous en étions resté·e·s au troisième.
  2. En prime l’apparition d’Anna « Rogue » Paquin dans Stab 7.
  3. Pensez donc : un quatrième volet !
  4. Peut-être pas après 4 films…
  5. Celle du film, cela va sans dire.
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