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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Wes Craven
Scream 3 (Wes Craven, 2000)

Ils sont de retour.

Enfin ceux qui ne sont pas morts dans l’épisode précédent : Sidney (Neve Campbell) bien sûr, mais aussi Gale (Courteney Cox) et Dewey (David Arquette).

A nouveau, un tueur rôde et élimine l’entourage de notre trio, commençant la série avec le dernier rescapé de l’opus précédent : Cotton Weary (Liev Schreiber).

Et alors que le second film commençait à la projection de Stab, un film inspiré par les meurtres de Woodsboro (1), l’action se situe ici à Hollywood pendant le tournage de Stab 3, dernier produit dérivé, avec des acteurs dans les rôles des personnages principaux, amenant une mise en abyme inévitable, écho des différentes discussions cinéphiles des deux épisodes précédents.

 

Wes Craven ponctue ici l’histoire commencée quatre ans plus tôt, avec une conclusion qui ne détone pas par rapporta aux deux précédentes productions.

En effet, on y retrouve outre les protagonistes des situations qui rappellent ce qu’il s’est passé précédemment, avec en prime des éléments de ces deux précédents films qui émaillent cette intrigue encore une fois haletante : on se retrouve à Woodsboro, dans la chambre de Sidney, grâce aux décors du film dans le film ; Sidney porte une chaîne avec en médaillon les lettres de sa confrérie (consœurie ?)… Bref, ce sont des petites indices-clins d’œil qui réjouissent le spectateur averti, sans pour autant déranger le néophyte qui aurait eu l’envie de commencer cette histoire par le dernier volume.

 

Alors bien sûr, on sourit, parce que tout ça n’est pas toujours bien sérieux. Surtout quand Gale et sa doublure cinématographique (Parker Posey) se retrouvent devant la gardienne des archives, Bianca (2). Cette dernière illustre parfaitement le thème sous-jacent du film : le double. En effet, alors qu’on assiste à de nouvelles révélations, nous découvrons aussi un personnage qui n’était jusque là qu’une évocation : Maureen Prescott (Lynn McRee). Elle prend vie ici, et nous pouvons même entendre sa voix. Le seul problème, c’est qu’elle est morte depuis le début du premier film ! Et ce « nouveau » personnage n’est pas celui que nous croyions (ni Sidney d’ailleurs, ce qui est normal, sinon il n’y aurait pas de film).

Et cette dualité se retrouve aussi dans les interprètes de Stab3 qui se retrouvent devant leur modèle !

Dernier avatar de cette dualité, la relation entre Sidney et le tueur (3) dont je ne parlerai pas pour ne pas révéler la fin. Mais il y a un rapport quand même.

 

Si on avait pu constater un petit fléchissement qualitatif dans le deuxième opus de Scream, il faut reconnaître que ce troisième et dernier (4) tient toutes ses promesses et conclut brillamment le cycle. On y retrouve une intrigue subtile malgré les quelques litres d’hémoglobine (indispensable, évidemment), le tout pimenté d’humour (là aussi indispensable), jouant sur les situations et les personnages, le duo Gale/Gale amenant quelques échanges savoureux.

Et encore une fois, Wes Craven nous amène une réflexion sur le cinéma et les différentes exploitations d’un film à succès : cette réflexion prenant tout de même en compte le fait qu’on est dans un troisième élément.

 

Ce troisième élément amène une infinité de possibles sans pour autant déroger aux règles précédentes qui ont pu conclure les deux autres films. Et si vous les avez vus, vous devez savoir de quoi je veux parler.

Quoi qu’il en soit, on savoure avec gourmandise ce nouvel épisode de la vie de Sidney Prescott (& C°), mâtiné d’une mise en abyme habile avec une cerise sur le gâteau : l’apparition posthume de Randy (Jamie Kennedy), en « Monsieur Cinéma » et porte-parole de Craven.

Mais en déplorant tout de même que Craven n’en soit pas resté là.

Mais ceci est une autre histoire.

 

  1. L’endroit où tout a commencé.
  2. Je vous laisse découvrir l’interprète, c’est inattendu et irrésistible !
  3. Je dis « le tueur » par commodité. C’est peut-être une tueuse, tout est possible dans une troisième partie !
  4. En 2000 et jusqu’en 2011…
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