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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Wes Craven, #Horreur

Que de chemin parcouru depuis Halloween !

Alors que Carpenter, avec un petit budget enclenchait le déferlement des slashers, ici, Wes Craven fait dans le grandiose.

L’atmosphère est là, la peur aussi, sans parler de l’hémoglobine qui coule à flot.

Mais au-delà des poncifs du genre, il y a toute une réflexion sur les films d’horreur qui permet une distanciation assez salutaire.

J’ai déjà exprimé mon peu d’intérêt pour les slashers, mais je dois avouer que celui-ci est un incontournable.

Craven nous donne une grande leçon de cinéma d’horreur. Son maître, c’est Carpenter, et le film possède non seulement des similitudes avec Halloween, mais aussi carrément des extraits d’icelui.

Halloween, pour Craven et ses ados – tous des spécialistes du film d’horreur – c’est le film de base, celui qui amène les autres. Pas étonnant que le premier film nommé, c’est celui-là. Et Craven va plus loin quand un personnage parle d’un film de « Wes Carpenter » : Craven se considère, avec Carpenter comme le plus grand du genre. Et j’ai du mal à lui donner tort.

Toujours est-il que le scénario fourmille d’hommages à Carpenter et de détails réjouissants :

  • le proviseur Himbry est joué par Henry « Fonzy » Winkler. Dans sa garde robe, on peut apercevoir un perfecto… Celui de Happy Days ?
  • L’homme d’entretien porte un pull rouge et se prénomme Fred… Comme par hasard !
  • Les codes du film d’horreur sont exposés par Randy (Jamie Kennedy) puis utilisés dans les scènes qui suivent, dont le célèbre « Je reviens » que dira Gale Weathers (Courteney Cox) à Dewey (David Arquette).
  • Le meurtrier masqué n’est pas un assassin habituel, de type professionnel comme on en trouve généralement : il trébuche, prend des coups, en rate d’autres. Il n’a pas la précision, par exemple, de Michael Myers dans Halloween.

Non seulement Craven réussit un magnifique slasher, mais en plus, il en nous révèle son savoir-faire. Il y a une véritable distanciation par rapport au film. Il réussit à filmer l’histoire et à se regarder la filmer, prenant un recul rare pour ce type de cinéma.

On est au-delà du film d’horreur de base.

Comme Carpenter, Craven va au-delà du genre. Et ce n’est pas prétentieux de sa part de faire dire à Gale Weathers qu’elle fut témoin d’une histoire sensationnelle (« amazing breaking story »).

Nous avons assisté à un grand moment de cinéma d’horreur.

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