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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Emile Ardolino
Sister Act (Emile Ardolino, 1992)

D’un côté, Whoopi Goldberg (Deloris van Cartier, alias sœur Mary Clarence) : délurée, moderne, vivante.

De l’autre, Maggie Smith (Mère supérieure du couvent de Sainte Katherine) : strict, conservatrice, rigide.

Au milieu, Bill Nunn (Eddie Souther) un policier qui n’a pas trouvé mieux, pour la protéger de Vince (Harvey Keitel) que de placer Deloris chez les nonnes : le dernier endroit où  Vince irait la chercher.

Pourquoi ? Elle a été témoin d’un meurtre, et sa relation – très intime – avec Vince ne la protège plus.

Seulement, un couvent, pour une meneuse de revue comme Deloris, ce n’est pas obligatoirement très approprié…

 

Oui, Whoopi Goldberg tient le film à bout de bras : c’est du sur mesure, et on sent qu’elle s’amuse. Mais elle n’est pas la seule. Les autres membres de la « congrégation » aussi, sans oublier, bien entendu, le spectateur.

Il faut dire que cette histoire – improbable, cela va de soi – a tout pour réjouir. On y oppose deux mondes très différents, menées par les deux femmes précédemment citées, et qui, évidemment, arrivent à un compromis : la congrégation va profiter de l’apport un tantinet moderne que Deloris va lui apporter, et en même temps – comme on dit ailleurs – cette dernière va changer son regard sur le monde. Bien sûr, il  n’est pas question de conversion, Deloris ne va pas entrer dans les ordres. Mais elle va tout de même profiter de ce passage ô combien spirituel.

De là à parler de rédemption… On n’en est tout de même pas loin.

 

En effet, Deloris est une chanteuse – moyenne – qui se produit dans des casinos de Reno (là où les mariages se font et se défont en un tournemain) et traîne avec un truand notoire (Vince, donc) marié qui plus est, et surtout très porté sur la religion : il ne quittera jamais sa femme !

Heureusement (1), l’exécution d’Ernie (Max Grodénchik) va la libérer de l’emprise du gangster. La libérer pour une forme douce de prison : non seulement les règles sont strictes et vont à l’encontre de la vie régulière de Deloris, mais en outre sa chambre s’appelle une « cellule ». Bref, elle a choisi une drôle de liberté !

Mais comme nous sommes dans une comédie, pas de quoi s’affoler.

 

Et encore une fois, c’est de la musique que viendra le salut : celui de Deloris, ainsi que celui du couvent promis à la disparition. Certes, Deloris est chanteuse, mais entre chanter des variétoches et diriger un chœur de nonnes, il y a un (sacré, évidemment) pas à franchir. Pas qu’elle franchit avec les limites qui vont avec, pour notre plus grand plaisir.

Il faut dire que l’énergie et l’entrain de la (encore) jeune femme est de l’ordre de la foi qui ferait déplacer des montagnes.

Et avoir mis en face d’elle Maggie Smith est une très bonne idée : la rectitude de la mère supérieure annonce celle de Minerva McGonagall moins de dix ans plus tard.

C’est un véritable choc de titans où aucune des deux ne sortira victorieuse ou, d’une certaine façon toutes les deux seront gagnantes et accèderont à l’inévitable rédemption sus mentionnée…

 

Bref, une comédie enlevée qui fait du bien : du cinéma, quoi !

 

  1. Pour elle, évidemment, parce que pour l’autre…
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