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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Anthony Hopkins
Slipstream (Anthony Hopkins, 2007)

« Slipstream », si on en croit Wikipedia (encore elle) est la zone de basse pression qui est créée par un objet en mouvement et qui suit cet objet, amenant une aspiration.

Ici, c’est le cerveau de Felix Bonhoeffer (Anthony Hopkins) qui est sans cesse en mouvement, amenant une aspiration de son esprit et créant des perturbations de l’image, la caméra passant régulièrement du niveau subjectif au niveau objectif, créant par là même aussi une confusion dans l’esprit des spectateurs.

 

Il est très difficile de résumer l’intrigue de ce film très déroutant du fait d’une multitude de niveaux : Felix est scénariste pour le cinéma et chaque élément de sa propre vie devient prétexte à une espèce de délire en rapport avec un scénario qu’il est en train d’élaborer.

Bref, c’est très complexe et on se demande à tout bout de champ si ce que nous voyons est la réalité ou une de ses fantasmagories mentales.

Le désordre ambiant est en plus accentué par un montage dynamique qui devient rapidement gênant, parasitant la compréhension de la situation générale.

 

Et c’est après la première demi-heure du film qu’on a enfin un repère : ce que nous avons vu était le fait d’un tournage cinématographique. Mais l’intervention régulière du scénariste dans l’intrigue relative à ce tournage ajoute à la confusion.

Et c’est comme ça pendant tout le film, où les personnages apparaissent et disparaissent à volonté (1), éclatant le continuum temporel.

Bref, c’est un film difficilement compréhensible où le spectateur est brinquebalé dans les délires d’un esprit rendu malade par son travail.

 

Et quand une esquisse d’explication est envisagée – vers la fin – on a tout de même du mal à se raccrocher à quelque chose de rationnel.

Le film fut un échec commercial, mais ce n’est pas surprenant : on ne sait pas où se positionner par rapport à cette déferlante d’images et le montage (trop) dynamique achève de nous donner le tournis et envie de décrocher.

Le seul aspect positif que je vois dans ce film, c’est les différentes prises de vue jouant sur l’opposition couleur/noir et blanc ou des effets en miroir. A cela s’ajoutent des surimpressions récurrentes qui rendent très bien ce qu’il peut se passer dans un esprit humain tourmenté.

Mais comme déjà dit deux fois, le montage est trop rapide et annihile ces bonnes intentions.

 

Et au final, on ne sait que penser de ce qu’on a vu, le réalisateur ajoutant une sorte de basculement final qui ne fait absolument rien pour nous éclairer.

De plus, j’ai un faible pour les films d’acteurs. Et là, je ne retrouve pas la générosité habituelle ni une lecteur très fluide.

Dommage.

 

PS : on notera l’une des dernières apparitions de Kevin « Bodysnatcher » McCarthy au cinéma.

 

  1. Celle du réalisateur du film ou/et de son personnage scénariste qui sont une seule et même personne : Anthony Hopkins.
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